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vendredi 10 juin 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 10 JUIN

Cela s'est passé le 10 Juin 1910

Journal Le réveil de l’Aisne du 06 juillet 1910

« Tribunal correctionnel de Laon.

Guivry.

Pour avoir volé le 27 mai dernier à son patron M. Pollet une montre en or et 200 francs qu’il dépensa, Cardon Auguste, âgé de 16 ans, fut condamné, par défaut, par jugement rendu par le tribunal correctionnel de Laon, le 10 juin suivant en 6 mois d’emprisonnement. » 


jeudi 9 juin 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 09 JUIN

Cela s'est passé à Guivry le 09 Juin 1917


Journal d’Edouard Coeurdevey :

« Deux journées de travail sans une minute de relâche. Ma main tremble de fatigue et ma tête est lourde. J’ai l’impression que les contrevents sont fermés. Il fait trouble dans mon cerveau et mes idées tâtonnent pour s’orienter. 

Aujourd’hui, établissement des situations. Travail laborieux et délicat. Nombreux états à fournir.

Le renfort pour le 417 se prépare, la question de principe sur mon maintien va se poser. » 



mercredi 8 juin 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 08 JUIN

Cela s'est passé à Guivry le 08 JUIN 1908


Journal le Réveil de l’Aisne du 10 juin 1908

« Guivry. La Tombe Regnier.

De notre correspondant :

Comme les années précédentes, il y a eu grande fête dans le bois de Guivry le lundi de la Pentecôte, où une foule toujours plus nombreuse s’est rendue l’après-midi au faîte de la colline où s’élève un monticule surmonté de trois arbres dont les ramures entrelacées forment une sorte de dais de frondaison.

A l’ombre de ces arbres repose depuis des années, (dit la légende), le général Régnier, de l’invasion romaine.

Les historiens ne seront certainement jamais d’accord sur ce que fut ce général, qui n’était pas comme on le voit, maréchal de France sous le premier Empire.

Mais la tombe Regnier existe et constitue par sa situation culminante et le double mystère qui l’entoure, un double attrait !

L’intérêt de cette promenade que s’impose chaque année nos amis de toute la région, est comme on le voit, plutôt un pèlerinage laïc, qui ne réside pas seulement dans la beauté du site. Chacun sait aussi qu’il existe des carrières souterraines qui sont une véritable attraction.

Comme de coutume la fête suivie de bal s’est tenue au pied de la tombe Regnier. La fanfare de Villeselve est venue y donner un concert sous l’habile direction de son chef M. Favresse.

Des buvettes champêtres ont été installées par les débitants guivrois qui présentèrent des rafraîchissements de premier choix.

Le temps a été propice et le grand St-Médard a retenu ses pleurs. »


mardi 7 juin 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 07 JUIN

Cela s'est passé à Guivry le 07 Juin 1931

Programme du spectacle – Imprimeur Baticle

Matinée récréative chez Mme Genreau. Grand bal à 20h30.

Spectacle au profit de l’école, Cinquantenaire de l’école Laïque, Mme Tenaillon. 



lundi 6 juin 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 06 JUIN

Cela s'est passé à Guivry le 06 Juin 1926

Nous sommes en 1926, Nesle n'est pas la porte à côté. Nos archers ont certainement été bien matinaux, quel que soit le moyen de locomotion utilisé pour se rendre au Bouquet Provincial.

 


Journal Le Progrès de la Somme du 07 juin 1926

« Le Bouquet provincial des Archers.

Cette fête, d’une belle originalité avait attiré à Nesle une foule considérable.

Hier (6juin) a eu lieu dans la coquette commune de Nesle, gracieusement parée à cette occasion, la traditionnelle fête du bouquet provincial des Archers.

A la réussite de cette manifestation que la commune n’avait pas connue depuis trente ans tous les habitants avaient d’un élan unanime, apporté leur plus zélé dévouement. Depuis de nombreuses semaines on travaillait à la confection des guirlandes et des roses de papier et le soleil eut été bien méchant de ne point venir éclairer de ses rayons leurs teintes les plus diverses harmonieusement mariées aux verts sapins des arcs de triomphe, ou aux branchages sous lesquels disparaissaient la plupart des façades des maisons.

Mais le soleil se leva… Et sous sa brillante lumière, dans sa radieuse chaleur, les cérémonies se déroulèrent sans incident, avec enthousiasme, au milieu d’une foule considérable qui dès le matin jusqu’aux heures les plus avancées de la nuit ne cessa d’emplir les rues principales de Nesle de son gai bourdonnement.

De 7 heures à 11 heures, eut lieu à la mairie la réception des compagnies, dont le public, intéressé, nota l’original cérémonial.

Aussitôt reçue, chaque compagnie alla participer au concours de flèches d’essai, qu’interrompit à 10h30, le rappel par les tambours et clairons.

Soixante et onze compagnies sont présentes.

Aussitôt s’opéra à la chapelle de la Vierge, près les remparts, le rassemblement des sociétés locales et des soixante et onze compagnies d’archers présentes ; celles de :

Ham, Ugny-le-Gay, Seraucourt-le-Grand, Ecuvilly, Beaulieu-les-Fontaines, Ercheu, Esmery-Hallon, Tracy-le-Mont, Béhéricourt, Moyencourt, Amiens (Fondamentale), La Boissière, Villequier-Aumont, Etelfay, La Fère, Piennes, Béthancourt-en-Vaux, Arvillers, Bacquencourt-Hombleux, Cairoix, Montdidier, Guivry, Compiègne, Vailly-sur-Aisne, Boulogne-la-Grâce, Rollot, Guerbigny, Lassigny, Caillouël-Crépigny, Guiscard, Chantilly, Villers-sur-Coudun, Thiescourt (Oise), Margny-les-Compiègne, Vignement, Bussy, Fescamp, Remongies, Onvillers, Noyon, Morlincourt-lès-Noyon, Libermont, Berlancourt (Oise), Villeselve, Tilloloy, Fréniches, Warcy, Becquigny, Saint-Nicaise-Conchy-les-Pots, Canny-sur-Matz, Marquivillers, Salency, Ressons-sur-Matz, Beauvais, Béthisy-Saint-Martin, Crépy-en-Valois, Braine, Chauny (2ème), Brouchy, Janville, Grand-Fresnoy, Béthisy-Saint-Pierre, Appilly, Persan, Saint-Pierre-de-Montmartre, Baboeuf, Vic-sur-Aisne (1ère), Soissons, Fontainebleau, Villers-Bretonneux, Chantilly (1ère).

Ce fut un cortège impressionnant duquel émergeaient les drapeaux des compagnies présentes et les bannières des sociétés musicales qui avaient accepté de rehausser de leur présence cette belle fête : les harmonies de Marcelcave et Nesle, la fanfare d’Ercheu et la chorale « la Sainte-Cécile » de Nesle, ce fut donc un cortège impressionnant qui peu avant 11 heures se mit en marche pour arriver peu après sur le jeu de paume où fut célébrée la traditionnelle messe en plein air que présidait l’évêque d’Amiens et au cours de laquelle les sociétés musicales se firent entendre.

A l’issue de cette cérémonie, une réception des musiques eut lieu au cinéma Caron, et peu après à l’Hôtel de Picardie, celle de M. Quervel, président de la Fédération des archers de France.

Un beau défilé.

A 11 heures, le cortège du matin se trouva reformé et avant qu’il ne défila à nouveau, MM. Noiret, président de la Ronde de Somme et Oise, et Manneroy, président de la compagnie de Nesle tinrent à féliciter et à remercier les personnalités présentes au premier rang desquels nous avons remarqué : MM. Moyon, sous-préfet de Péronne ; Jovelet, sénateur ; Jourdain et Gonnet, députés ; Vergelot, maire de Nesle et son conseil municipal.

Puis aux accents d’allègres pas redoublés le défilé commença.

En tête venaient les sapeurs-pompiers que suivaient immédiatement d’aimables fillettes toutes de blanc vêtues, et les cheveux ornés qui d’un ruban bleu, qui d’un ruban blanc, qui d’un ruban rouge, formant le plus mouvant et le plus gracieux drapeau tricolore qu’il fut possible d’imaginer.

Et alors, graves et blanches vestales d’un vieux culte : celui du bouquet provincial, s’avançaient, acclamées par la foule, une longue théorie de charmantes jeunes filles dont la robe blanche était barrée sur la poitrine d’un large ruban bleu, et qui portaient sur des pavois, les deux monumentaux bouquets contenus dans un haut vase de verre peint ou dans une amphore ventrue et d’un cuivre brillant : C’était le bouquet provincial, celui reçu l’an dernier de la compagnie de Beaulieu-lès-Fontaines, et le bouquet de la compagnie de Nesle, celui qui dans deux ans sera remis à la compagnie de Ham.

Suivant la blanche cohorte, dont quelques unités se détachaient par instants pour gracieusement offrir des insignes fleuris, au public massé au long des maisons, venaient les autorités, les drapeaux des compagnies, les archers et les fanfares.

Grâce au vigilant service d’ordre organisé par le chef de la brigade de gendarmerie, le Maréchal des Logis Brum, nul accroc ne se produisit et c’est dans un ordre parfait que le cortège atteignit la place des remparts, où après que le maire d’Ercheu, eut dans un brillant discours retracé la vieille tradition de la fête du bouquet provincial et rappelle la rénovation au lendemain de la guerre, des anciennes compagnies et que M. Briet, capitaine de la compagnie de Nesle eut remercié tous ceux qui avec lui avaient organisé cette fête et notamment les membres du comité de la compagnie de Nesle, MM. Nameroy, président, Desoil, vice-président et Villain, secrétaire, eurent lieu les parties de jardin, tandis que la fanfare d’Ercheu donnait un artistique concert.

A 17h30, le public délaissa quelque peu la brillante fête foraine organisée sur les remparts pour aller applaudir le concert de gala qu’offrait sur la place d’armes, les harmonies réunies de Marcelcave et de Nesle.

Enfin, à 21 heures, boulevard des Remparts, un grand bal populaire, où chacun s’en donna à cœur joie termina dans la plus saine gaieté cette fête qui rénove l’une des plus vieilles et des plus intéressantes traditions picardes. » 











dimanche 5 juin 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 05 JUIN

Cela s'est passé à Guivry le 05 Juin 1910

Georges aurait certainement mieux fait de rester chez son frère à Guivry !


Journal Le réveil de l’Aisne du 12 juin 1910

« Grandru.

Accident de bicyclette. De notre correspondant :

Dimanche dernier (05 juin), le jeune Caqueret Georges, âgé de 14 ans, employé boulanger chez son frère à Guivry se rendait chez ses parents à la fête patronale de Grandru à bicyclette.

En arrivant dans cette commune, le jeune homme ne put maîtriser l’allure acquise par la descente et vint butter contre un mur où il pouvait se tuer sur le coup.

Il avait le poignet droit luxé – un repos d’un mois sera nécessaire à son rétablissement.

Caqueret est soigné par M. le docteur Pottier, de Cailouël. » 


samedi 4 juin 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 04 JUIN

Cela s'est passé à Guivry le 04 Juin 1922


Programme du spectacle – Imprimeur Baticle

Spectacle donné par la société amicale de la jeunesse de Guivry dont Samuel Caqueret (père) est le président, dans la salle de M. Berton.

Accompagnement de violon par M. Caron, professeur à Ham.

Avec la participation de Pierre Legrand, Mme Bauduin, Maurice Godin, Th. Lhirondelle, Pierre Chevreux, Paul Caqueret, Armel Godard, Armand Chevreux, Anselme Lemaire, Hélène Lequeux, Tobie Lemaire, André Tenaillon, Raymonde Blondelle, Béard, Mme T. Lhirondelle, Maurice Cardon, Raymond Tenaillon, Simonne Francelle, Albertine Tenaillon, Berthe Brunet, Louise Chevreux, Robert Dassonville, Claire Target, Philomène Cardon. 



vendredi 3 juin 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 03 JUIN

Cela s'est passé à Guivry le 03 Juin 1910

Cinq de nos Gadas étaient à l'honneur dans le journal de ce matin.


Journal Le Réveil de l’Aisne du 03 juin 1910

« Conseil de révision. Canton de Chauny.

Classe 1909

Liénard Jules, Guivry, bon.

Poiret Fernand, Guivry, bon.

Martin Fernand, Guivry, bon.

Cardon Gabriel, Guivry, bon.

Tardieux Edouard, Guivry, bon. » 






jeudi 2 juin 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 02 JUIN

Cela s'est passé à Guivry le 02 Juin 1881


Journal Le Messager de Paris du 23 juin 1881

« Informations commerciales. 

Faillite de Camisa Angélique, marchand de rouennerie et de mercerie, à Guivry, Aisne. » 



mercredi 1 juin 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 01 JUIN

Cela s'est passé à Guivry le 01 Juin 1893


Journal de la ville de Saint-Quentin du 29 juin 1893

« Fièvre aphteuse. Recensement au 1er juin 1893 des exploitations atteintes. Dans l’Aisne, 80 communes, 165 exploitations.

Dans le canton de Chauny : 2 à Chauny, 2 à Caumont, 1 à Guivry, 1 à Marest-Dampcourt, 1 à Villequier-Aumont, 1 à Vouël, 1 à Sinceny. » 


mardi 31 mai 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 31 MAI

Cela s'est passé à Guivry le 31 Mai 1897

Etat civil de Guivry

Mariage d’Edmond Eugène Joseph Poiret et Marie Fédora Théodora Milet. 










lundi 30 mai 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 30 MAI

Cela s'est passé à Guivry le 30 Mai 1926


Encore un départ très matinal pour la compagnie d'arc de Guivry qui doit se rendre au Bouquet provincial à Grandfresnoy. 


dimanche 29 mai 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 29 MAI

Cela s'est passé à Guivry le 29 Mai 1910

Décidément, le mois de mai est toujours chargé pour nos archers de Guivry, ce mois étant traditionnellement le mois des Bouquets Provinciaux. 

Cette fois, la compagnie s'est rendue à Esmery-Hallon pour leur parade d'arc.


Journal Le Réveil de l’Aisne du 03 juin 1910

« Nos Archers.

La parade d’arc d’Esmery-Hallon.

58 compagnies ont répondu à l’invitation de la compagnie d’Esmery-Hallon, plus 27 adhésions par lettres, ce qui porte à 85 compagnies les adhésions jusqu’à ce jour. Voici la liste des compagnies présentes ce jour dans leur ordre d’arrivée :

Berlancourt, Appilly, Béthancourt-en-Vaux, Guiscard, Guivry, Commenchon, Chauny (1ère), Baboeuf (1ère), Baboeuf (2ème), Bussy, Ham, Ugny-le-Gay, Villeselve, Noyon, Salency, Villequier-Aumont, Chauny (2ème), Abbécourt, Blérancourt, Soissons, Ognes.

Aux parties de vin du jardin, Guivry s’est fait battre par Guiscard.

A 5 heures, concert très applaudi par les sociétés musicales d’Hombleux et de Croix-Moligneaux.

A 9 heures, très belle retraite aux flambeaux, avec le concours de la musique d’Hombleux.

A 10 heures, ouverture par la musique d’Hombleux du bal qui a duré jusqu’à une heure avancée de la nuit.

Beaucoup de monde toute la journée et le soir. » 


samedi 28 mai 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 28 MAI

Cela s'est passé à Guivry le 28 Mai 1879


Journal de la ville de Saint-Quentin du 04 juin 1879

« M. l’abbé Chrétien, curé de Guivry, est décédé lundi dernier, à l’âge de 49 ans.

M. le doyen de Chauny, entouré d’un certain nombre de prêtres du canton, a procédé aux obsèques qui ont eu lieu mercredi dernier, 28 courant. » 


vendredi 27 mai 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 27 MAI

Cela s'est passé à Guivry le 27 Mai 1906

La Compagnie d’arc de Guivry se rend au Bouquet Provincial d’Ugny-le-Gay. Cette fois, le déplacement sera moindre. 






Journal Le Réveil de l’Aisne du 29 mai 1906

« Ugny-le-Gay. Bouquet Provincial.

Le dimanche 9 juillet 1905, la compagnie d’arc d’Ugny-le-Gay recevait, des archers de Bussy, le bouquet provincial de la ronde de Chauny.

Dix mois se sont écoulés : hier, 27 mai, les archers d’Ugny-le-Gay offraient le prix général et rendaient le bouquet provincial que recevra prochainement la compagnie de Villeselve.

La reddition du prix général et du bouquet provincial n’ayant lieu pour chaque compagnie de la Fédération de l’Aisne et de l’Oise (ronde de Chauny), que tous les vingt ans, les fêtes qui accompagnent ces réunions importantes d’archers sont préparées de longue date, avec un entrain merveilleux et s’accomplissent au milieu d’une profusion de décors et d’ornements recherchés, devant une foule nombreuse, avec un éclat toujours renouvelé et, est-il besoin de le dire, avec une cordialité et un enthousiasme dont nos archers, seuls, ont le secret.

Hier donc, la riante commune d’Ugny-le-Gay était en fête. A l’entrée du village comme à son extrémité, des banderoles flottaient au front des arcs ornés de branchages de fleurs et portaient, inscrits en lettres voyantes, les souhaits de bienvenues aux compagnies invitées comme aux visiteurs.

Depuis une semaine, les préparatifs de la fête avaient été activement poussés ; on tenait à faire bien les choses et, de fait, on y a réussi.

Malheureusement, les conditions lamentables dans lesquelles se déroula pareille cérémonie à Bussy, l’an dernier, faillirent se renouveler pour Ugny-le-Gay.

Toute la nuit, une pluie torrentielle avait détrempé les routes et chemins, gâtant une grande partie des décors de verdure et de fleurs, dont on voulait orner les rues de la coquette commune ; dimanche matin, aux premières heures du jour, une pluie fine, serrée, se remit à tomber ; le ciel gris, lourd, chargé de nuages épais, semblait vouloir déverser sur notre région tout ce que l’atmosphère contenait de vapeurs d’eau.

Archers et habitants étaient consternés. Pourtant, vers huit heures, il se produisit une accalmie. Chacun en profita, les invités surtout, pour se mettre en route et, successivement, breaks, landaus, chars amenèrent à Ugny archers et visiteurs en grand nombre.

Il avait été décidé qu’un autel serait élevé en plein air et que la grand’messe y serait célébrée avec tout le cérémonial que comportait la circonstance. La pluie malencontreuse ne le permit pas.

A 10 heures le temps n’était guère plus propice ; cependant, insensibles à la brume qui ne cessait de tomber, les archers d’Ugny recevaient, sous l’arc principal, à l’entrée de la place, leurs confrères invités ; tour à tour puis simultanément, les tambours battaient, les étendards s’inclinaient et les capitaines ou leurs délégués serraient la main des chevaliers d’Ugny.

L’heure de la parade bien que retardée, ne fut pas plus favorisée, il fallut se rendre au presbytère et former le cortège.

L’Harmonie Municipale de Chauny qui prêtait son gracieux concours à la fête, prit avec la batterie des compagnies la tête du cortège, puis les étendards, ensuite les bouquets portés par les jeunes filles d’Ugny-le-Gay, gracieusement costumées de blanc et portant une écharpe de couleur appropriée à la nuance dominante du bouquet.

Le clergé, composé de M. le chanoine Littière, supérieur du grand séminaire de Soissons, M. le doyen Dequin, curé de Saint-Martin, MM. les abbés A. Gargominy, curé d’Ugny, Leroux, curé de Baumont-en-Beine, Artclaux, curé de Villequier-Aumont.

Enfin, les notabilités entourées du Conseil municipal, ayant à sa tête M. Boucher, son excellent maire, font escorte à MM. Paul Terninck, conseiller général, Paul Blanchet, conseiller d’arrondissement, E ? Descambres, maire de Chauny, Leleu-Bonneveaux, président de l’Harmonie, Létoile, maire de Guivry, Gothmann, maire de Commenchon, etc, etc…

Derrière les archers, la foule se masse ; après un court défilé dont le point de départ est l’arc portant en exergue Bussy-Ugny-Villeselve, on se rend à l’église où l’office est célébré en grande pompes. Pendant la grand’messe l’Harmonie Municipale exécute plusieurs morceaux.

Au prône, M. l’abbé Gargominy prononce l’allocution suivante qui impressionne très favorablement les archers et les assistants ;

 

Deux grands mots, mes bien chers frères, me semblent résumer éloquemment le caractère de notre cérémonie religieuse qui s’achève. Ces mots, vous les voyez inscrits en lettres d’or au frontispice de cet autel : Dieu, Patrie !

C’est à dieu, mes frères, que vous avez voulu consacrer les prémices de votre fête. C’est vers lui que sont montées vos harmonies, vos prières. C’est pour lui qu’ont été répandus ces ornements et ces fleurs. Soyez bénis de maintenir avec tant de fermeté les chrétiennes traditions des Compagnie d’Arc.

Soyez remerciés aussi du spectacle réconfortant que vous donnez en ce jour ! Il est noble, il est glorieux pour un peuple de plier les genoux devant le Très-Haut ; et en nous voyant si empressés auprès de l’autel, si unis autour de vos chefs dans une commune fraternité, vous m’offrez l’image de notre Patrie prosternée devant Dieu, et puisant dans la religion, la paix, la grandeur et la liberté ! Aussi n’est-ce pas sans émotion que je félicité les organisateurs de cette fête, que je félicité votre président, vos capitaines, et que je salue avec respect vos drapeaux s’inclinant devant la Croix, car ils sont pour moi le doux symbole de la France !

L’ajouterais-je, mes frères ? Ces prêtres venus ici pour prier avec vous, la voix éloquente qui tout à l’heure vous rappelait vos obligations de chrétiens, la sainte victime immolée à la messe, tout vous l’affirme : Dieu agrée vos hommages, tout l’atteste ; l’Eglise vous ouvre les bras avec amour, et, malgré ses deuils, elle entend s’associer à vos réjouissances.

Ministre du seigneur, j’ai donc le droit en terminant de proclamer bien haut l’alliance féconde de l’Eglise et du peuple. Et je remplis un devoir, mes frères, en vous disant de toute mon âme : Merci pour Dieu. Merci pour la Patrie !

 

M. Paul Doumer à qui la présidence d’honneur était réservée arrivait sur ces entrefaites, étant descendu en gare de Chauny à 11h11. Il fut reçu à la mairie par MM. Terninck, Boucher, maire, Coutte et Paul Laforêt, conseillers municipaux.

L’honorable maire, M. Boucher, lui souhaite la bienvenue en ces termes :

 

Monsieur le Président de la chambre et cher Député,

En venant présider la cérémonie du Bouquet Provincial vous faites à notre modeste commune un honneur que nous n’osions espérer. Aussi, Monsieur le Président, viens-je en mon nom personnel, au nom du Conseil Municipal ici présent et au nom des habitants de la Commune dont je me fais l’interprète, vous prier de vouloir bien agréer nos plus sincères remerciements et croire en notre reconnaissance.

J’ajouterai, Monsieur le Président, que nous avons été très heureux d’apprendre que le mandat que vous avez toujours si dignement et si laborieusement rempli vous était conservé, car nous sommes persuadés – le passé est garant de l’avenir – que vos éminentes qualités continueront d’être des plus utiles à la Patrie et à la République.

Monsieur le Conseiller Général,

Monsieur le Conseiller d’arrondissement,

A vous aussi nous adressons tous nos remerciements pour être venus par votre présence rehausser l’éclat de cette fête. Nous savons que votre sympathie nous est acquise, vous nous en avez donné maintes fois des preuves ; veuillez agréer l’expression de notre gratitude.

Je vous convie tous, Messieurs, à lever nos verres à la santé de nos dignes représentants, ainsi qu’à celle du chef de l’Etat, M. Fallières.

Vive la République !

 

Au sortir de la mairie, M. Doumer gagne la place publique ; là une charmante fillette, Renée Sénéchal, offre au président de la Chambre une superbe gerbe de fleurs naturelles.

Très touché de cette délicate attention, M. Doumer remercie la fillette, la complimente et l’embrasse.

Avant la messe, les archers s’étaient rendus au jeu d’arc pour y tirer les cartes d’essai, partie au grand jeu, partie chez M. Etienne Caille, capitaine, pour les prix d’amateurs.

Les pantons ont été gagnés comme suit :

Grand jeu – 1ère butte, Compiègne (2ème) ; 2ème butte, Salency.

Prix d’amateurs – 1ère butte, Béthancourt ; 2ème butte, Commenchon.

A midi et demi, après un souhait de bienvenue adressé à M. Doumer, le cortège se reforme et profitant de quelque répit laissé par la pluie s’achemine sur la route de Guivry pour au retour, se rendre à la mairie.

Les capitaines et les porte-étendards pénètrent dans la cour de la mairie, la foule se masse au dehors : M. Etienne Caille, capitaine, prononce le discours suivant :

 

Monsieur le Député,

Monsieur le Conseiller Général,

Monsieur le Conseiller d’Arrondissement,

Monsieur le Maire et Messieurs les Conseillers,

Mesdemoiselles,

Messieurs,

Une tâche bien agréable mais fort délicate aussi m’incombe en ce moment : la Compagnie d’Arc d’Ugny m’envoie déposer à vos pieds la gerbe fleurie de sa reconnaissance.

Or, les premières couleurs dont je la vois parée sont celles d’une rose éclatante que nous tenons à vous offrir, Monsieur le Député, comme un témoignage de la sympathie avec laquelle nous vous acclamons aujourd’hui comme le Président d’honneur de notre fête.

Plus modeste, il est vrai, mais non moins riche en éclat se présente à son tour cette pensée que je cueille pour vous, Monsieur le Conseiller général. Et puisque les fleurs ont un langage, celle-ci vous dira que les archers d’Ugny songeront toujours à être reconnaissants envers le plus insigne de leurs bienfaiteurs. Et puisque je ne veux oublier personne, voici quelques œillets dont l’arome délicat apporte à Monsieur le Conseiller d’arrondissement, le merci de nos chevaliers.

Quand à vous, Monsieur le Maire, quant aux Conseillers municipaux et à tous les organisateurs de cette fête, nous voulons que de jolis myosotis, dont vous acceptez le symbole, marquent la gratitude très particulière que nous vous devons et nous assurent que nous ne vous oublierons jamais.

Le devoir que je remplis m’oblige maintenant de m’adresser aux jeunes filles de la commune. Si le bouquet que je vous présente, Mesdemoiselles, est loin de rivaliser avec le vôtre en coloris, en richesse, acceptez cependant ces lis immaculés que j’en détache pour vous. Puissent-ils récompenser quelque peu vos mérites, en traduisant nos remerciements les plus sincères !

Je ne dois pas non plus vous oublier, chers confrères, chers capitaines de nos Compagnies d’arc. C’est votre présence qui donne son éclat à notre fête, et au pays bonheur et prospérité. Aussi sommes-nous heureux de vous féliciter et de vous présenter quelques pâquerettes aux multiples pétales, en souvenir de vos nombreuses députations accourues au Bouquet Provincial de 1906 !

A votre tour, Messieurs de l’Harmonie Municipale, permettez que pour vous s’ouvre aussi ma gerbe de fleurs. Avec empressement vous avez répondu à notre appel. N’est-il pas juste que nous vous en remercions votre chef, et que nous déposions entre les mains de votre distingué et si dévoué Président cette branche de réséda, comme un symbole du parfum que vos accords répandent parmi nous ?

Il reste, Messieurs, quelques fleurs à mon bouquet. Je les destine à tous ceux qui ont aidé la Compagnie à former son Prix provincial : aux généreux donateurs, comme aux bienfaiteurs les plus obscurs. Je les distribue à la population d’Ugny dont le concours nous a été si précieux, à cette foule enfin venue de toutes parts pour nous fêter. Ces fleurs ls plus modestes, ne sont pas les moins odorantes ni les moins précieuses. Ce sont pour la plupart d’humbles violettes. Détachées de ma gerbe leur langage est bien discret ; mais réunies aux autres elles expriment notre reconnaissance et proclament que ce jour est celui de l’union et de la paix !

 

A son tour, M. Boucher, au nom de la municipalité et des habitants d’Ugny, s’exprime ainsi :

 

Mesdames, Messieurs,

En mon nom personnel, au nom du Conseil municipal et des habitants de la commune, je me joins à M. le capitaine Caille, de la compagnie d’arc d’Ugny, pour adresser nos remerciements à toutes les personnes qui, par leur généreux concours, ont permis à nos archers de mener à bien la tâche qui leur incombe.

A M. le maire de Chauny, qui a bien voulu honorer cette fête de sa présence et à M. le président de la Musique municipale pour le gracieux concours qu’ils lui ont permis de nous prêter ;

A MM. les chefs et exécutants de la Musique de Chauny, dont l’éloge n’est plus à faire et dont les flots d’harmonie vont charmer ceux qui, comme nous, ont rarement l’occasion d’entendre de la bonne musique.

J’adresse mes plus cordiaux remerciements à tous les chevaliers présents à la parade d’avoir bien voulu répondre avec tant d’empressement à l’invitation de nos archers. Je leur souhaite la bienvenue parmi nous.

J’espère également que les tireurs absents, quand ils viendront nous visiter, emporteront un bon souvenir.

La lice va être ouverte et les traits rapides vont bientôt voler dans l’air.

Je souhaite, Messieurs les Archers, que votre adresse ne vous fasse pas défaut et que chaque compagnie emporte, s’il est possible, un prix qui lui rappelle sa visite dans notre commune.

Je dis également un cordial merci à la jeunesse, qui est la parure de cette fête, dont les gais et frais visages en font comme les fleurs d’un parterre enchanteur, et dont la joie communicative donne à tous un entrain de bon aloi.

Enfin, à toutes les personnes qui sont venues partager nos réjouissances et par leur présence rehausser l’éclat de cette fête, je dis un affectueux merci.

 

M. Doumer répond d’une façon fort aimable et avec sa facilité d’élocution habituelle aux remerciements dont il a été l’objet puis il ajoute qu’au nom de MM. Terninck et Blanchet qui l’en ont prié et en son nom personnel il félicite les archers ; il adresse aussi ses compliments à la belle commune d’Ugny-le-Gay qui a si bien organisé cette fête, car, ajoute M. Doumer, il n’était même pas besoin du concours du soleil pour que la fête fut belle, nous venons d’en être convaincus.

Le député de la 2ème circonscription encourage les chevaliers de l’arc à perpétuer ce noble jeu et les cérémonies imposantes qu’il occasionne, puis il dit toute la joie qu’il éprouve de se trouver au milieu des archers ; il les remercie de l’avoir invité à présider leur fête, puis il termine par l’éloge des organisateurs.

On applaudit les paroles de M. Doumer puis le cortège se disloque.

M. Doumer se retire chez M. Paul Laforêt où il déjeune en compagnie de quelques amis.

Il est plus d’une heure quand a lieu la réunion des capitaines à la mairie pour tirer le numéro d’ordre du tir.

Voici le résultat de cette opération présidée par M. A. Suret, capitaine de la Ronde :

(Liste des 42 compagnies dans leur ordre d’arrivée.)

Blérancourt, 4 archers, N°45. Commenchon, 14 archers, N°36. Baboeuf (1ère), 6 archers, N°26. Béthancourt, 22 archers, N°37. Baboeuf (2ème), 6 archers, N°15. Chauny, 12 archers, N° 80. Appilly, 6 archers, N°3. Noyon (Chemin vert), 1 archer, N°19. Coucy, 6 archers, N°24. Guivry, 10 archers, N°46. Guiscard, 7 archers, N°7. Ognes, 7 archers, N°12. Caillouël, 14 archers, N°1. Fresnoy-le-Grand, 2 archers, N°41. Longueil-Annel, 2 archers, N°5. Saint-Léger-aux-Bois, 1 archer, N°29. Seraucourt-le-Grand, 8 archers, N°43. Carlepont, 1 archer, N°11. Tracy-le-Mont (1ère), 1 archer, N°32. Libermont, 6 archers, N°8. Montescourt, 8 archers, N°4. Camelin, 4 archers, N°22. Grandrû, 6 archers, N°35. Villequier-Aumont, 10 archers, N°40. Morlincourt, 6 archers, N°28. Bussy, 8 archers, N°6. Pontoise, 4 archers, N°23. Abbécourt, 10 archers, N°38. Leuilly-sous-Coucy, 9 archers, N°33. Villeselve, 6 archers, N°39. Ercheu, 1 archer, N°9. Béhéricourt, 6 archers, N°21. Salency, 6 archers, N°16. Fréniches, 6 archers, N°42. Soissons, 2 archers, N°18. Varennes, 4 archers, N°13. Béthisy-Saint-Martin, 1 archer, N°14. Compiègne (2ème), 1 archer, N°25. Pont-Saint-Maxence (1ère), 1 archer, N°31. Jaux, 1 archer, N°2. Tracy-le-Mont (2ème), 1 archer, N°44. Vauchelles, 4 archers, N°10.

Compagnies ayant donné leur adhésion par lettre : Moyencourt, N°20. Nesles (Somme), N°27. Ercuis, N°34. Verberie, N°17. Breuil, Noisy-le-Sec, Roye (Somme), Rémy, Tilloloy, Berneuil-sur-Aisne, Compiègne (1ère), Richebourg (Anc.), Condren, Esmery-Hallon, Margny-aux-Cerises, Conchy-Saint-Nicaise, Marquevillers, Rollot, Laberlière, Hombleux, Avricourt, Nanteuil-le-Haudouin.

Après l’échange de quelques observations relatives à l’administration des compagnies ou du tir, il est entendu que les compagnies de Caillouël et de Guivry qui ont les numéros 1 et 46 tireront ensemble le vin du jardin, au jeu d’arc ; les compagnies de Bussy et de Villeselve le tireront au jeu de M. Caille.

Il est aussi décidé en principe que les compagnies suivantes rendront le bouquet et donneront le prix provincial : Villeselve en 1907, Guiscard en 1908, Appilly en 1909, Salency en 1910 et Ognes en 1911 ; sauf non acceptation ou intervention.

La compagnie de Seraucourt qui a laissé passer son tour faute de ressources est admise à prendre part au tir du prix provincial à la condition qu’elle offre son prix d’ici cinq ans.

Enfin, la prime au nombre est accordée à la compagnie de Béthancourt-en-Vaux (22 archers) et la prime de l’éloignement à celle de Leuilly-sous-Coucy (29 kilomètres).

Les capitaines se séparent pour aller rejoindre leurs archers retenus à déjeuner chez des amis ou réunis par groupes chez Mme Vve Caille et chez M. Brocheton-Thiesset où des vaux-hall ont été installés.

Jusqu’à 4 heures l’animation se ralentit un peu mais bientôt les roulements de tambour annoncent le tir du vin de jardin.

Les compagnies de Guivry et de Caillouël se rendent au jeu d’arc fraîchement décoré et là s’engage une lutte où finalement Caillouël a le dessus.

Ans le tir de M. Etienne Caille, la compagnie de Bussy est vainqueur de Villeselve.

Les tirs sont à peine terminés pour l’heure du concert donné par l’Harmonie Municipale sur la place publique.

La société Musicale obtient un très vif succès aussi ne lui ménage-t-on pas les applaudissements non plus qu’au piston soliste M. Ghillain.

Pour terminer, l’Harmonie exécute la Marseillaise puis l’heure du bal étant arrivée, chacun se met en devoir de faire honneur aux invités et aux invitées.

La pluie, hélas ! contrarie encore la fin de la journée et menace de compromettre la soirée.

Le succès de la fête n’en est, heureusement, qu’atténué très légèrement : le désastre est moins grand qu’à Bussy ; l’averse est aussi moins forte !

Il nous reste encore beaucoup à dire sur cette fête de l’arc et, très certainement, beaucoup de détails nous ont échappé, bien involontairement, qu’on ne nous en tienne pas rigueur, la température et les mauvais chemins auront été la cause première des imperfections que nos lecteurs voudront bien excuser dans notre compte-rendu.

Pourtant, il nous plait d’ajouter quelques mots : nous souhaitions, l’an dernier, que les archers d’Ugny fussent à l’honneur après avoir été à la peine ; c’est chose faite et si nous avons été malheureusement trop peu bon prophète – nous augurions un temps favorable – nous avons néanmoins pensé juste en prévoyant la réussite du bouquet et du prix provincial. Que MM. les organisateurs, la municipalité et les personnes dévouées qui ont contribué à la réussite de cette fête reçoivent ici nos plus vives félicitations. »