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vendredi 31 octobre 2025

GUIVRY - EPHEMERIDE - 31 OCTOBRE

Cela s'est passé à Guivry le 31 Octobre 1909

C'est dans le journal aujourd'hui, notre curé a perdu son chien !

Jules Joseph Combes d'Auriac, curé de Caillouël- Crépigny et Guivry. Archer de la compagnie d'arc de Guivry.

Journal Le Réveil de l’Aisne du 31 octobre 1909

«  Chien perdu.

Un chien roux, de taille moyenne, âgé d’un an, portant un collier neuf avec adresse : « Combes d’Auriac, curé » s’est égaré dans la région de Chauny depuis mardi soir.

Le ramener chez M. le curé de Caillouël-Crépigny (ou aviser) ; il y aura récompense. » 



dimanche 30 mars 2025

GUIVRY - EPHEMERIDE - 30 MARS

Cela s'est passé à Guivry le 30 Mars 1913

Journal Le Réveil de l’Aisne du 02 avril 1913

« Guivry. Tir à l’oiseau.

Dimanche dernier (30 mars), la compagnie d’arc de Guivry s’est rendue au lieu habituel pour abattre l’oiseau. Le volatile, perché sur un haut poirier au bout d’une longue perche, se balançait majestueusement au gré du vent et semblait défier les flèches qui allaient lui être lancées.

M. Deblé, empereur de la Compagnie, fut invité à tirer la première flèche. Mais à la stupéfaction de tous l’oiseau était abattu de son coup. M. Deblé semble posséder pour le tir vertical des qualités réelles. Il fut félicité par tous les chevaliers.

Ensuite, l’oiseau dut être replacé au cime de sa perche pour que la Compagnie put effectuer le tir à l’oiseau régulièrement. L’attente ne fut pas longue. Quelques tireurs se le disputaient de très près, entre autres M. Bouvignies, Devaux, abbé Combes et Liévrard.

A la dixième halte, l’oiselet prenait son vol pour se diriger vers la terre ; il venait d’être magistralement atteint par la flèche adroitement lancée par M. Bouvignies Marcel qui, de ce fait, fut sur le champ proclamé roi pour l’année 1913.

L’ancien roi, M. Berton, lui donna l’accolade, en même temps qu’il recevait les honneurs et les félicitations de tous les chevaliers présents.

M. Bouvigies (qui est chaunois) reconduisit la Compagnie chez ses grands parents, M. et Mme Noiret, très touchés, on le conçoit. Un vin d’honneur fut versé, on trinqua et on but à la prospérité de la Compagnie, aux futurs succès du nouveau roi, et à la santé de ses grands parents tout émus.

Ensuite la société se rendit au débit Berton, afin de régler les comptes et de renouveler ses Cadres. Les votes se répartirent ainsi :

M. Lequeux Achille, Capitaine, fut réélu à l’unanimité des 15 votants ; M. Pollet Albert, lieutenant : 8 voix, élu ; M. Chevreux Th., sous-lieutenant, 9 voix, élu ; Abbé Combes d’Auriac, secrétaire, 11 voix, élu, M. Berton ne se représentant plus ; M. Lemaire Paul, sergent, à l’unanimité.

A l’issue de ce vote, M. Chevreux Th., sous-lieutenant, n’ayant qu’une majorité relativement faible, remercia ses collègues de leur estime et déclara ne pas accepter. Il en fut de même pour M. Pollet comme lieutenant. Deux nouveaux tours de scrutin eurent lieu sans résultats.

L’ordre du jour n’étant pas épuisé malgré l’heure tardive, la suite fut remise à la prochaine réunion. » 



Marcel Bouvignies en 1926



Journal Le réveil de l’Aisne du 09 avril 1913

« Guivry. Nos archers.

Nous pouvons compléter aujourd’hui l’information que nous avons publiée sur le tirage de l’Oiseau et sur la réunion qui y a fait suite.

Les cadres de la compagnie d’arc se trouvent complétés d’heureuse façon. M. Pollet conserve ses fonctions de lieutenant dans lesquelles il n’a cessé de faire preuve de son dévouement à l’archerie ; quant au sous-lieutenant on aura le choix entre MM. Pestel et Liévrad qui se mettent aux ordres du capitaine pour faire flotter le drapeau dans toutes les parades.

Tout est bien qui finit bien. Il n’en pouvait être autrement, d’ailleurs, dans une société qui, remarquable déjà par la qualité de ses tireurs, l’est aussi par le bon esprit de camaraderie qui anime chacun de ses membres.

Et la preuve de cet esprit de camaraderie a été donné au début même de l’assemblée dont nous avons rendu compte, puisque, en remerciement du zèle dont il a fait preuve dans l’organisation du Bouquet, M. A. Lequeux, le sympathique capitaine, s’est vu offrir par la compagnie, un superbe objet d’art en témoignage de l’affectueuse confiance qui l’entoure et dont il est digne à tous égards. » 


samedi 23 décembre 2023

GUIVRY - EPHEMERIDE - 23 DECEMBRE

Cela s'est passé à Guivry le 23 Décembre 1909

Journal Le réveil de l’Aisne du 25 décembre 1909

« Guivry. Tentative de cambriolage.

De notre correspondant :

Jeudi matin en venant sonner la cloche, M. Damhet Léopold fut surpris que la porte de l’église était ouverte, alors qu’il l’avait fermée à clé la veille au soir.

Inquiété par cet état de choses, il en fit part à M. le curé Combes, de Caillouël, qui arrivait dire la messe à Guivry.

Ensemble ils constatèrent qu’un visiteur nocturne avait pénétré dans l’église en forçant un des vitraux d’une fenêtre du côté Nord, et en était sorti par la grande porte en retirant le battant qui la tenait fermée.

Mais rien n’avait été volé – où du moins on ne constate rien pour l’instant – le tronc étant d’ailleurs toujours vide.

Faut-il croire à la farce d’un mauvais plaisant ? Il ne faut pas y penser, car le voleur ne voyant que des objets compromettants à emporter, trouva qu’il était plus prudent de sortir comme il était entré : c’est-à-dire les poches vides. » 


mardi 15 mars 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 15 MARS

Cela s'est passé à Guivry le 15 Mars 1914

Tir à l’oiseau de la compagnie d’arc de Guivry. Le roi pour cette année est Fernand Josse.

 


Journal Le Réveil de l’Aisne du 22 mars 1914

« Tir à l’oiseau par nos archers.

Dimanche dernier, 15 mars, la Compagnie d’arc de Guivry s’est réunie chez M. Berton, débitant, pour se rendre ensuite sur la route de Guiscard où devait avoir lieu le tirage de l’oiseau. Le volatile hautement perché sur un arbre élevé, se balançait au gré du vent et sembler défier les atteintes des tireurs. A la 7ème halte, après l’avoir déjà touché une première fois, M. Josse Fernand a abattu l’oiseau par une flèche bien assurée.

Aussitôt, l’ancien roi, M. Bouvignies Marcel, remit le titre de roi à M. Josse, et le félicita chaudement. Chacun joignit ses compliments au nouvel élu.

Tambour battant, drapeau déployé, la Compagnie se rendit chez M. Josse, où un vin d’honneur attendait les archers.

Ensuite, la société se dirigea chez M. Deblé, empereur de la Compagnie ; une collation fut servie. On procéda aux questions diverses et on passa à l’élection des officiers pour 1914.

Ont été élus :

Roi, M. Josse Fernand.

Capitaine, M. Lequeux Achille.

Lieutenant, M. Devaux Philogène, de Chauny, en remplacement de M. Pollet, démissionnaire de la Compagnie.

Sous-lieutenant porte-drapeau, M. Liévrard Gaston.

Sergent, M. Lemaire Paul.

Secrétaire-greffier, M. l’abbé Combes d’Auriac, de Caillouël.

L’ordre du jour étant épuisé, chacun se retira dans la meilleure confraternité. » 



jeudi 20 janvier 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 20 JANVIER

Cela s'est passé à Guivry le 20 Janvier 1911

Journal Le réveil de l’Aisne du 25 janvier 1911

« Guivry.

La Saint-Sébastien. 

De notre correspondant :

Suivant l’immuable tradition les archers de la Compagnie d’arc « les Vertes Montagnes » ont fêté leur patron Saint-Sébastien, avec tout l’entrain qu’on leur connaît.

Après avoir assisté à la messe, où M. l’abbé Combes en quelques paroles adressa des vœux de prospérité et de bonheur à la Compagnie et à ses membres. La société se rendit d’abord chez M. Pollet, lieutenant, afin d’y prendre une boisson chaude, ensuite chez M. Berton où un succulent repas se cuisinait.

Après la reddition des comptes de la Société, nos chevaliers se mirent à table « gais et contents » ; si l’appétit était excellent, c'est-à-dire que l’on fit honneur au menu si habilement préparé.

Tous les convives s’en déclarèrent enchantés, adressant les félicitations au restaurateur qui avait si bien fait les choses.

Le soir, chacun regagna son foyer, heureux d’avoir passé une excellente journée et en se donnant rendez-vous à la première sortie. » 



Café "Berton-Sézille"



Café "Chez Pollet"


mercredi 19 janvier 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 19 JANVIER

Cela s'est passé le 19 Janvier 1934

Décès du curé Combes d’Auriac, ancien curé de Guivry et archer.

 

Jules Combes d'Aurillac et ses sœurs


Journal La Croix de l’Aveyron du 26 janvier 1934


« Bonnefon d’Aubrac.

Mort d’un prêtre originaire de la paroisse.

Nous apprenons la mort de M. l’abbé Jules Combes, d’Auriac, qui habita longtemps pendant les vacances avec sa famille, au village des bonals. Il était curé de trois paroisses du diocèse de Soissons : Marest-Dampcourt, Caillouël-Crépigny et Neuflieux. Il y est mort pieusement le 19 janvier à l’âge de 63 ans, entouré de ses sœurs Mlles Marie et Alphonsine Combes, d’Auriac. » 



vendredi 25 juin 2021

GUIVRY - EPHEMERIDE - 25 JUIN

Cela s'est passé à Guivry le 25 Juin 1911


Journal le Réveil de l’Aisne du 28 juin 1911

« Nos Archers.

La reddition du Bouquet à Guivry.

Pendant les derniers jours de la semaine passée, l’excellente population de Guivry avait amoureusement préparé le cadre où devait se dérouler la charmante cérémonie de la reddition, par la Compagnie d’Ognes, du Bouquet d’arc à la Compagnie de Guivry. Des banderoles souhaitaient la bienvenue aux visiteurs et honoraient les chevaliers de l’arc, une autre portait trois noms : Ognes-Guivry-Coucy, indiquant l’ordre des fêtes de l’archerie pour les années 1911, 1912 et 1913. Sur la place, également décorée, un autel dressait ses blancheurs sur le fond vert des arbres.

Et dans les maisons, dès les premières heures du jour, tant à Ognes qu’à Guivry, les mamans et les voisines s’empressaient autour des jeunes filles et des fillettes à parer de blanc et à enrubanner de vert pour figurer dans le cortège dont elles furent le plus gracieux ornement.

Ce cortège se forma vers 9h ½ pour se diriger à l’entrée du pays où avait lieu la réception. Nous y avons remarqué M. Achille Lequeux, maire de Guivry et les membres du conseil municipal, MM. Le chanoine Chédaille, curé de Notre-Dame de Chauny et l’abbé Combes d’Auriac, curé de Guivry ; le groupe des jeunes filles fort élégamment costumées, portant le bouquet offert il y a 21 ans, par la même compagnie et dans les mêmes circonstances, l’Harmonie Municipale de Chauny, dirigée par son chef, M. A. Bonnival, les drapeaux et Compagnies de Villeselve, Béthancourt et, bien entendu, de Guivry, enfin, une longue théorie de promeneurs venus des communes voisines pour participer à cette fête de l’arc qui coïncide heureusement avec la fête de Guivry.

M. Elysée Somon, président de la Ronde était également présent.

La Compagnie de Guivry et celle d’Ognes, cette dernière conduite par son excellent capitaine M. Lesage-Lemaire, et accompagnée d’un groupe de jeunes filles portant le Bouquet symbolique, prirent contact à l’entrée du village.

Et là, Mlle Charlotte Béguin, d’Ognes, lit le petit discours suivant qu’on écouta avec autant d’attention que de sympathie.

 

Allocution de Mlle Charlotte Béguin 

 

Mesdemoiselles,

Nous sommes heureuses de répondre à l’aimable invitation de MM. Les Archers de cette commune, pour venir remettre entre vos mains, le Bouquet que nous offrons à la Compagnie d’arc de Guivry. Ces fleurs sont le symbole de l’amitié et de la fraternité qui unissent entre eux les membres de la grande famille de la chevalerie.

Les fêtes, comme celle que nous célébrons aujourd’hui, ont pour effet de rapprocher les villages et d’unir les cœurs. Jouissons donc du plaisir qu’elles nous procurent et laissons-nous pénétrer des bons sentiments d’union, d’estime et de solidarité qui s’en dégagent.

Il y a vingt et un ans, nos mères sont venues, elles aussi, dans ce joli et verdoyant village de Guivry pour la même occasion. De ce jour, d’aimables relations s’établirent entre nos deux villages. A notre tour, nous voulons les continuer. Nous vous apportons l’assurance de notre plus grande sympathie.

Mesdemoiselles et chères amies, acceptez donc ces fleurs ; conservez-les à côté de celles qui vous furent données autrefois. Elles vous rappelleront le souvenir de cette belle journée du 25 juin 1911.

Nous admirons, sans réserve, vos magnifiques écharpes et vos couronnes de verdure, couleur de l’espérance. Oui, nous espérons que dans quelques vingt ans, d’autres jeunes filles apporteront à Guivry, un nouveau Bouquet à la Compagnie d’Arc et que les liens de fraternelle amitié qui unissent nos deux villages se resserreront encore avec le temps !

L’aimable accueil que nous recevons aujourd’hui, nous fera certainement regretter les trop courts instants que nous allons passer parmi vous. Nous formons des vœux sincères pour que votre belle Compagnie d’arc conserve toujours ce bel entrain et cette union qui rendent les fêtes de l’arc si belles et si touchantes.

Vivent nos amies de Guivry !

Vivent les Compagnies d’arc !

 

Au nom des jeunes filles de Guivry, la toute charmante Mlle Jeanne Létoille répondit :

 

Allocution de Mlle Jeanne Létoille 

 

Mesdemoiselles,

Notre bonheur de vous recevoir aujourd’hui, n’a d’égal que votre empressement à répondre à l’invitation de nos Chevaliers.

De grand cœur nous acceptons votre magnifique gerbe et retenons les leçons d’amitié et de fraternité que votre esprit a su dégager des belles fleurs qui la composent.

Nous les garderons précieusement ces fleurs, à côté de celles que reçurent nos mères il y a 21 ans.

Nous nous efforcerons de continuer les bons rapports qui unissent nos villages ; et seront heureuses de toutes les circonstances qui se présenteront pour vous renouveler nos sentiments de vive sympathie et de sincère amitié.

Nous unissons nos vœux aux vôtres, Mesdemoiselles, pour la prospérité de nos Compagnies d’arc.

Puissent-elles garder toujours les traditions d’ordre, de respect, d’amitié et de solidarité, léguées par leurs aïeux, il y a plus de 5 siècles.

Ce sont ces vertus qui assureront la prospérité de l’archerie et la feront survivre à tous les temps.

Merci encore une fois, Mesdemoiselles, d’avoir répondu en si grand nombre à notre invitation, merci pour votre beau et grand bouquet et merci pour les bons souhaits que vous nous exprimez si gentiment.

A notre tour, Laissez-nous vous dire :

Vivent nos amies d’Ognes !

Vivent les Compagnies d’arc !

 

Ce fut le tour des capitaines. M. Lesage s’exprima en ces termes :

 

Allocution de M. Lesage

 

Monsieur le Capitaine,

Messieurs les Archers,

C’est un très grand honneur pour la Compagnie d’arc d’Ognes, de venir offrir à la Compagnie de Guivry le Bouquet Provincial de la Ronde de Chauny.

Nous avons éprouvé une bien vive satisfaction, à voir revenir cette belle fête qui nous permet de resserrer les liens d’étroite amitié qui unissent nos deux Compagnies et en général, toutes les Compagnies de l’arc.

Ai-je besoin de vous dépeindre, Messieurs, l’émotion que nous éprouvons à revoir le Bouquet que nos aînés vous ont confiés il y a 21 ans et que vous avez si bien conservé. Notre Compagnie compte encore parmi elle de « Vieux Archers » qui sont venus l’apporter ici, dans votre gentil village de Guivry, et ils peuvent remarquer, comme moi d’ailleurs, que rien n’est changé, nous y retrouvons le même entrain, la même courtoisie, et aussi le même caractère hospitalier.

Avant de vous abandonner ces fleurs, qui sont le symbole des liens d’étroite union , de sincère amitié qui unissent entre eux, les membres de la grande famille des archers, permettez-moi, Messieurs, de souhaiter que ls prix que vous devez offrir l’an prochain, soient disputés par un grand nombre de chevaliers et que notre « Parade » obtienne le plus grand succès.

Je souhaite également, Messieurs, que dans 21 ans, la Compagnie d’arc d’Ognes apporte encore à la Compagnie sœur de Guivry un nouveau Bouquet, fidèle en cela aux vieilles traditions qui font la beauté et la grandeur de nos belles fêtes de l’arc.

Et vous, Mesdemoiselles, permettez-moi de vous adresser nos plus sincères félicitations pour le charme et la joie que vous apportez dans nos fêtes.

Je termine, Messieurs les Archers, en vous priant d’accepter nos plus chaleureux remerciements pour votre courtoisie et votre franche hospitalité. Soyez persuadés que nous garderons le plus agréable souvenir de cette belle journée.

Aussi, permettez-moi de pousser ce cri du cœur :

Vive la Compagnie d’arc de Guivry !

Vivent les Archers !

 

En termes également heureux, M. A. Lequeux, capitaine de la Compagnie et maire de Guivry, répondit d’aimable façon :

 

Allocution de M. Lequeux

 

Monsieur le Capitaine,

Messieurs les Archers,

C’est avec le plus grand plaisir, que je viens au nom de la Compagnie des Archers de Guivry, et au nom du Conseil municipal tout entier, vous dire à tous : « Soyez les bienvenus parmi nous ».

Et c’est avec une profonde reconnaissance, que nous acceptons le superbe bouquet que vous venez nous offrir, nous en admirons les fraiches couleurs et le bon goût avec lequel il a été composé.

Comme vous le dites si bien, Monsieur le Capitaine, il est pour nous l’emblème qui vient périodiquement resserrer les liens de parfaite amitié qui unissent entre elles les compagnies d’arc des rondes entières, et plus étroitement, si c’est possible, les deux compagnies sœurs d’Ognes et de Guivry.

Vous pouvez être assurés que nous conserverons votre magnifique bouquet avec le même soin pieux que nous avons conservé l’autre.

Et je vous remercie des bons souhaits que vous voulez bien nous adresser pour le succès de notre bouquet de l’an prochain ; nous feront tous nos efforts pour que la réussite en soit digne de vous et de tous nos compagnons les chevaliers.

Vous vous rappelez, non sans un peu d’émotion, que de vieux archers qui sont venus apporter le bouquet provincial en 1890 feront encore partie du cortège d’aujourd’hui : qu’ils soient particulièrement les bienvenus, ces anciens, et s’il ne leur est pas donné de refaire dans 21 ans le pèlerinage de Guivry, que leurs enfants ou leurs petits-enfants ne craignent pas de venir les remplacer et les rappeler à nos bons souvenirs.

Permettez-moi également de nous découvrir tous respectueusement au souvenir des membres de nos compagnies qui, il y a 21 ans, se trouvaient parmi nous et qui, en ce moment, reposent en paix dans le cimetière de leur commune.

Vous tous, chers camarades de la Compagnie d’Ognes, qui avez l’amabilité de vous souvenir de l’entrain de la population de Guivry, et de l’hospitalité simple et franche que vous avez reçue il y a 21 ans, vous pouvez être assurés que les sentiments n’ont pas changé et que vous trouverez partout un accueil cordial et empressé.

Et vous, gentilles demoiselles, qui apportez tant de charme dans notre fête, qui êtes venues en si grand nombre rehausser l’éclat de la cérémonie par votre gaité et vos grâces, je vous en remercie et vous adresse toutes mes félicitations.

Je ne saurais également trop remercier l’Harmonie Municipale de Chauny, qui a bien voulu nous prêter son concours qui en la circonstance donnera l’entrain nécessaire pour la parfaite réussite de notre fête…

Je remercie également les Compagnies d’arc de Villeselve et de Béthancourt qui se sont empressées de répondre à notre invitation.

En un mot, tous et toutes, soyez les bienvenus et laissez-moi dire en terminant :

Vivent les Archers de la Compagnie d’Ognes !

Vivent tous les Archers !

Vivent les fêtes de l’arc !

 

Enfin, au nom de la Ronde, M. E. Somon tint le langage suivant :

 

Discours de M. Somon

 

J’ai cédé facilement à la gracieuse invitation de la Compagnie d’arc de Guivry, en venant assister à cette fête charmante de la réception du Bouquet provincial de la Ronde de Chauny.

Ces fêtes, dans nos communes de l’Aisne et de l’Oise, ne sont pas seulement celles des Archers, elles sont aussi celles de la population toute entière. Toute leur grâce et toute leur beauté leur viennent des traditions du passé si soigneusement conservées et qui ne peuvent que provoquer tous les concours et tous les encouragements.

Si les compagnies d’arc ont perdu le caractère et le but qui présida en 1418 à l’institution principale des Compagnies d’ordonnance de francs archers elles n’en demeurent pas moins d’une utilité incontestable. Le tir à l’arc est un sport qui se pratique en plein air, il est un exercice salutaire, parce qu’il est à la fois fortifiant et reposant. Il est toujours très goûté dans notre région et ce qui le démontre, c’est le renouveau de faveur qu’il obtient, c’est la progression constante de notre Fédération qui vient encore de voir depuis le début de l’année deux compagnies de création récente entrer dans nos Rondes et par la même grossir notre Fédération. J’ai le plaisir de constater qu’elle compte aujourd’hui 85 compagnies avec un effectif de plus de 1300 membres.

La présence des Compagnies de Béthancourt et Villeselve avec leur tambour et leur drapeau, venues pour rehausser l’éclat de cette belle fête des archers, témoigne suffisamment de l’esprit de concorde qui anime nos compagnies et je m’en réjouis. C’est grâce à cet esprit que nous pouvons espérer voir se continuer ces amicales réunions qui ne peuvent qu’entretenir et perpétuer ces sentiments d’union et de fraternité dont plus que jamais nous sentons le besoin et la nécessité.

 

C’est tout. Le cortège se reforme et au bruit des tambours scandant la marche, il se dirigea après un vin d’honneur hâtivement servi dans la cour de M. Josse, spécialement aménagée à cet effet, vers la place où, devant une assistance nombreuse et recueillie, M. l’abbé Combes célébra la messe.

M. le chanoine Chédaille donna le sermon. Il le fit avec une chaleur et un bonheur d’expression qui firent impression. Prenant acte des sentiments de camaraderie et de solidarité développés dans les discours précédents, il les présenta comme l’apanage des chrétiens et félicita les archers de rester fidèles aux antiques traditions et de perpétuer ainsi des vertus dont la pratique élève l’esprit et affermit l’âme.

La messe dite, on se réunit en famille autour des tables copieusement garnies et l’on s’y attarda joyeusement sans trop prendre garde à l’orage qui vint saluer la fête de grondements impressionnants et d’une pluie diluvienne qui ne surprit personne dans la rue.

Le soleil reparut à l’heure où les archers se rendaient au jeu pour s’y disputer courtoisement les cartons. Béthancourt se rencontra avec Villeselve et sortit vainqueur par 12 points à 6. Guivry succomba contre Ognes, par 2 points contre 12. Finalement les deux cartes restèrent à Béthancourt dont les archers sont de charmants mais redoutables adversaires.

Cette victoire fut arrosée comme il convenait – au champagne, M. Fernand Thuilier, capitaine de Béthancourt, leva son verre aux archers présents et au président de la ronde, qui répondit par un toast également aimable, dans lequel il glissa un merci spécial à M. A. Lequeux, capitaine et aux archers de Guivry, dont la fête est si complètement réussie.

Et ce fut le concert donné par l’Harmonie et chaleureusement applaudi. Ce fut aussi la fête foraine, puis le bal où l’on s’attarda d’autant plus volontiers que le ciel s’était rasséréné et qu’il faisait un de ces bons soirs d’été un peu frais, mais propices aux ébats en plein air qui secouent le sang et animent les visages. Et tous ceux-ci accusaient la joie d’une excellente journée qui n’est qu’un prélude au bouquet provincial dont l’organisation va mettre à profit l’activité, l’initiative et la cordiale entente de la bonne et laborieuse population de Guivry. » 












jeudi 27 mai 2021

GUIVRY - EPHEMERIDE - 27 MAI

Cela s'est passé à Guivry le 27 Mai 1912

Bouquet Provincial à Guivry.


Ci-dessus, la Compagnie d'Arc de Guivry, photographiée le jour de leur Bouquet Provincial.

Journal La semaine religieuse du diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin du 08 juin 1912

Bouquet provincial à Guivry.

Le lundi de la Pentecôte, 27 mai, a eu lieu la parade du Bouquet provincial. 48 compagnies y prenaient part ; c’était comme un régiment escorté d’une foule énorme. Les archers veulent toujours, en dépit de la réaction sectaire contre les traditions religieuses, se comporter en confrères de Saint Sébastien. Il y eu donc grand’messe en plein air sur la place publique avec accompagnement de la musique municipale de Chauny. Le clergé était représenté par Monsieur l’abbé Combes d’Auriac, curé de Caillouël et de Guivry ; Monsieur l’abbé Gamard, curé d’Annois ; Monsieur l’abbé Talabar, curé de Quesmy, Monsieur l’abbé Henri Jacquemin. Monsieur le vicaire de Saint Martin de Chauny parla avec toute son âme aux chevaliers de l’Arc ; il les laissa sous l’impression d’une véritable émotion religieuse.


Le Bouquet a été conservé dans une vitrine dans le chœur de l’église jusqu’en 1918 où celle-ci a été détruite.

 

Journal Le Réveil de l’Aisne du 29 mai 1912

« Le Bouquet Provincial de Guivry.

Un temps délicieux, royalement beau, a favorisé les fêtes organisées à Guivry le lundi de la Pentecôte, par la Compagnie d’arc de cette charmante commune. On craignait que la fâcheuse pluie qui, depuis douze grands jours ne « décessait » pas, ne transformât en décor de mélancolie le splendide épanouissement de la nature. Craintes vaines ! Par les chemins blonds, enrubannant les vertes frondaisons, les promeneurs purent aventurer leurs toilettes de fêtes. Et ils furent nombreux, les promeneurs, qui pendant toute la journée dévalèrent par les rues et prirent d’assaut les auberges dont les recoins les plus ignorés recélaient une humanité joyeuse.

Dès le matin, les Compagnies arrivent, cadençant leur marche aux rentemplans des tambours. Elles sont relativement nombreuses si l’on songe que, le même jour, les parades de Senlis et Laberlière, accaparent la plupart des Compagnies de l’Oise.

Voici d’ailleurs, communiquée par le bureau que tenaient excellemment MM. Charles Guffroy, conseiller municipal et Théophile Chevreux, greffier de la Compagnie, la liste dans l’ordre d’inscription, des Compagnies présentes à la Parade de Guivry 1912:

1° Larbroye, 2° Roye, 3° Esmery-Hallon, 4° Béhéricourt, 5° Tracy-le-Mont (2ème), 6° Commenchon, 7° Blérancourt (1ère), 8° Baboeuf (1ère), 9° Baboeuf (2ème), 10° Nesle, 11° Chauny-Ville, 12° Béthancourt-en-Vaux, 13° Coucy-le-Château, 14° Montescourt-Lizerolles, 15° Villequier-Aumont, 16° Guiscard, 17° Vauchelles, 18° Appilly, 19° Ugny-le-Gay, 20° Abbécourt, 21° Chauny (2ème), 22° Ribécourt, 23° Ognes, 24° Noyon (Chemin Vert), 25° Berlancourt, 26° Bussy, 27° Salency, 28° Caillouël-Crépigny, 29° Camelin, 30° Margny-auc-Cerises, 31° Ercheu, 32° Varesnes, 33° Tracy-le-Mont (1ère), 34° Ham, 35° Libermont, 36° Beaulieu-les-Fontaines, 37° Fréniches, 38° Pontoise, 39° Villeselve, 40° Ville, 41° Blérancourt (2ème), 42° Leuilly-sous-Coucy, 43° Hombleux, 44° Thiescourt, 45° Carlepont, 46° rémy, 47° Braine.

Cartes d’essai.

Grand Jeu.

1ère butte – Ugny-le-Gay.

2ème butte – Libermont.

Jeu d’amateurs.

1ère butte – Varesnes.

2ème butte – Baboeuf (1ère).

Voici d’autre part, avec leur numéro de tirage, les Compagnies non représentées à la Parade, mais qui avaient envoyé leur adhésion : Champien 13, Saint-Pierre-Montmartre 26, Avricourt 9, Villers-Bretonneux 57, Vignemont 6, Laboissière 46, Crépy-en-Valois (Sainte Agathe) 53, Ourscamp 73, Ecuvilly 66, Clairoix 72, Compiègne (1ère) 30, Conchy-les-Pots (Saint Nicaise) 43, Pont-Sainte-Maxence (1ère) 24, Saint-Firmin 49, Mélicocq 21, La Berlière 75, Béthisy-Saint-Martin 10, Saint-Sauveur 78, Coudun 47, Etelfay 60, Boulogne-la-Grasse 1, Roye-sur-Matz 40, Amiens (Francs Archers) 18, Béthisy-Saint-Martin 71, Monchy-Humières 65, Jaux 69, Marquivillers 22, Longueil-Annel 42.

Pendant que les compagnies vont tirer les cartes d’essai qui sont gagnées par Ugny-le-Gay, à la première butte du grand jeu, à la deuxième butte par Libermont ; par Varesne à la première butte du jeu d’amateurs et par Baboeuf (1ère) à la deuxième butte du même jeu, l’Harmonie Municipale, que conduit son excellent chef, M. A. Bonnival, est reçue à la Mairie par M. A. Lequeux, maire entouré des conseillers municipaux et du bureau de la compagnie de Guivry ; le vin d’honneur est offert avec les brioches. On y fait honneur !

Et dehors, le cortège s’organise sous la direction de M. E. Somon, président de la ronde de Chauny. Les bouquets, celui rendu par Ognes l’an dernier et celui que, l’an prochain, Guivry rendra à Coucy-le-Château, sont portés par de gracieuses jeunes filles, vêtues de blanc. En tête marche l’Harmonie, suivie du clergé, des bannières et de la longue file des archers. Parti de l’église, le cortège passe au jeu d’arc, à la Pommeroye et par la montagne ; il traverse la grande rue et la rue du moulin et se retrouve au centre du village dans une pâture appartenant à M. H. Germain, adjoint au maire, et où MM. Pestel père et fils, qui s’improvisèrent d’habiles décorateurs, ont installé l’autel. M. l’abbé Talabart, curé de Quesmy, va célébrer la messe, assisté de M. l’abbé Combes d’Auriac, curé de Caillouël, desservant Guivry.








C’est M. l’abbé Henri Jacquemin, vicaire de Saint-Martin de Chauny, qui donne le sermon avec la chaleureuse éloquence qu’on avait déjà remarquées à Ognes, l’an passé. Cette cérémonie en plein air est toujours, décidément, un beau et impressionnant spectacle et c’est grâce à elle, on peut le dire, on doit le dire, que les fêtes de l’arc gardent leur caractère propre qui les distingue des fêtes populaires organisées seulement pour le plaisir des sens.

La messe dite, les compagnies regagnent la mairie où a lieu la réception suivie du tirage au sort. La petite cour de la maison commune est bondée, mais le silence se fait quand M. A. Lequeux, le sympathique maire de Guivry, capitaine de la compagnie d’arc, prend la parole pour prononcer le discours suivant :

 

Achille Lequeux


Messieurs les Présidents,

Messieurs les Chevaliers,

Mesdames, Messieurs,

Je suis très heureux, en ma qualité de maire et de capitaine de la Compagnie d’arc d’avoir l’agréable mission de souhaiter la bienvenue à nos hôtes d’aujourd’hui.

J’ai à vous présenter tous les regrets de M. Castelin de ne pouvoir être des nôtres aujourd’hui. Quoique connaissant sa situation de santé délicate je l’avais invité et il m’avait toujours assuré qu’il s’efforcerait de venir à notre fête provinciale. Mais il n’en est pas ainsi, je viens de recevoir un télégramme m’annonçant qu’il se trouve dans l’impossibilité absolue de sortir. M. Castelin est atteint d’une affection catarrhale violente et me prie de l’excuser auprès de vous. Il nous présente l’expression de sa grande sympathie pour le pays et m’assure que de tout cœur il est avec nous.

D’un mot, je pourrais résumer le discours qui, d’après la tradition doit être prononcé par le capitaine de la Compagnie d’arc ; ce mot est « Merci ».

Je continuerai en remerciant M. Somon, président de la Fédération, qui a apporté tout son dévouement – son dévouement habituel – qui a fait tout le possible pour m’aider dans ma tâche.

C’est encore pour moi un agréable devoir de témoigner ma reconnaissance à tous les généreux donateurs qui nous permettent d’offrir aujourd’hui une des plus belles série de prix de la Ronde.

Je n’aurais garde d’oublier dans mes remerciements les aimables jeunes filles qui, non seulement, ont contribué de leur part si largement aux frais, si complaisamment aux préparatifs de la fête, mais qui en sont aussi le plus bel ornement par le charme et leur bonne grâce.

Parmi les collaborateurs dont le concours nous a été particulièrement précieux, je dois signaler MM. les Conseillers municipaux, mes collègues de la Compagnie d’arc et la jeunesse entière, tous ont travaillé avec le plus grand zèle, à l’organisation de la fête.

Je remercie l’Harmonie Municipale de Chauny qui nous a prêté si amicalement son concours, qui a donné tant d’entrain et qui contribua si bien à la vraie réussite de cette cérémonie.

Mes remerciements vont également à tous les chevaliers accourus de tous côtés pour prendre part à nos tirs, et, de grand cœur je souhaite que dans cette lutte pacifique chaque Compagnie soit victorieuse.

Enfin, je remercie hautement – sincèrement – toutes les personnes qui, venues aujourd’hui à Guivry, contribuent par leur gaieté et leur entrain, à l’éclat, à la beauté, à l’agrément de notre fête.

A tous, Mesdames, Messieurs, j’adresse la plus cordiale bienvenue.

 

M. Lamotte, Conseiller général, qui, depuis le matin, a suivi la parade, parle à son tour :

 

Mesdames, Messieurs,

La Commune de Guivry ne pouvait manquer à ses traditions d’aimable hospitalité ! Elle nous convie à une des plus jolies réunions qu’il soit possible de rêver et elle a eu l’excellente idée d’y inviter le soleil, le Soleil, roi des Archers, votre ancêtre de toujours, messieurs, dont l’arc invisible dirige aujourd’hui, vers nous ses flèches d’or.

Vous êtes, MM. les archers, les continuateurs pacifiques des gens de guerre d’autrefois, des temps héroïques où l’arc était notre arme nationale.

Les siècles ont passé, modifiant, bouleversant toutes choses, et n’est-ce pas vraiment merveilleux que les générations se soient ainsi légué, à travers les âges, la coutume de ces fêtes si pittoresques et si charmantes ?

Ces rondes d’enfants couronnés de fleurs qui s’organisaient jadis autour des vainqueurs, au soir des combats, nous les retrouvons aujourd’hui, un peu modifiées, peut-être, mais procédant toujours de l’esprit chevaleresque de notre race, dans ce défilé si gracieux des jeunes filles de ce pays qui apportent, dans cette fête, le charme de leur sourire et de leur jeunesse.

Monsieur le Maire,

Messieurs les Conseillers municipaux,

Messieurs les Archers de Guivry,

Je me fais un devoir de vous adresser mes vifs remerciements pour ce que vous avez bien voulu m’inviter à présider cette belle cérémonie et mes sincères félicitations pour la manière dont vous avez su l’organiser.

Vivent les archers !

Vive Guivry !

 

Enfin, M. E. Somon, président de la ronde, clôt cette séie de dicours de la façon suivante :

 

Messieurs,

Mes chers Camarades,

Au nom de la Ronde de Chauny et de la Fédération des Compagnies d’arc de l’Aisne et de l’Oise, je suis heureux de féliciter toute la population de la commune de Guivry de la façon si aimable, si courtoise, si hospitalière avec laquelle elle reçoit ses hôtes.

La Compagnie d’arc de Guivry toute entière, aussi bien son excellent et dévoué capitaine, que les officiers et chevaliers ont droit à nos compliments. Ils n’ont ménagé ni leur temps ni leurs peines pour arriver à organiser cette belle fête du Bouquet Provincial, et à offrir à l’adresse de nos archers des prix d’une importance telle que l’on n’avait pas encore obtenu dans ce coin un peu déshérité au point de vue des communications.

Une fâcheuse coïncidence de date nous prive aujourd’hui d’un certain nombre de Compagnies d’arc qui assistent aux Parades de Senlis et de Laberlière, mais un grand nombre de ces Compagnies ont envoyé leur adhésion et nous pouvons être assurés que les prix offerts seront chaudement disputés et que le tir du prix de Guivry nous fournira une large part de champions pour les finales des différents concours de la Fédération qui seront tirés à Monchy-Humières. Nous pouvons en outre constater une fois de plus les progrès constants de nos archers, et noter que si aujourd’hui la pratique du tir à l’arc est devenue un sport c’est aussi un jeu d’adresse qui suscite entre ls chevaliers et archers une émulation véritablement admirable.

Merci à vous Compagnies d’arc, continuez à fréquenter nos fêtes qui ne peuvent que resserrer les liens de bonne camaraderie qui nous unissent tous.

 

M. Somon annonce ensuite que la ronde de Chauny, dans le but d’honorer les vieux archers, grâce à qui les traditions se conservent dans les compagnies et dans les fêtes de l’arc, a décidé d’offrir à ceux d’entre eux qui ont plus de cinquante années de présence sur les contrôles de l’archerie, une médaille et un diplôme. Les bénéficiaires en sont, pour cette année ;

MM. Lemaire Léopold père, de Guivry, qui fait partie de la compagnie depuis 1857.

Thuillier Narcisse, de Béthancourt, archer depuis 1856.

Lefevre, de Ville, archer depuis 1860.

Bara, de Caillouël, archer depuis 1861.

Wargnier, de Béthancourt, archer depuis 1860.

Inutile de dire que cette innovation est fort applaudie.

La réunion des capitaines a eu lieu à trois heures et a débuté par le tirage au sort des compagnies dont on a trouvé plus haut les résultats.

Les compagnies de Villeselve et Guiscard sont désignées pour tirer la partie du jardin. Guiscard sort vainqueur de cette lutte amicale. De même Ognes l’emporte sur Coucy dans la partie que se disputent la compagnie qui a rendu le prix l’an dernier et celle qui le rendra l’an prochain.

La prime du nombre est attribuée à Villeselve dont la délégation comprend 19 membres.

Quand à la prime d’éloignement, la réunion des capitaines l’attribuera après l’examen des parcours accomplis, à l’une des trois compagnies suivantes : Thiescourt, Montescourt ou Leuilly-sous-Coucy.

Après avoir donné à une question de règlement la solution qu’elle comportait, la réunion prend fin. C’est l’heure du concert de l’Harmonie. On se rend sur la place pour applaudir nos excellents musiciens.

Et puis, c’est le bal très animé… Et puis, c’est le retour, car il n’est si belle fête qui ne prenne fin ! Et celle-là fut une belle fête, une fête des yeux et une fête des cœurs, car il est impossible dans un décor plus agréable, de trouver une population plus cordialement accueillante. C’est à elle qu’au nom de tous, nous adressons à notre tour le merci le plus sincère. »

 


Journal Le Réveil de l’Aisne du 22 mai 1912

« République Française. Fédération des compagnies d’arc de l’Aisne et de l’Oise. Ronde de Chauny. Commune de Guivry.

Grand Prix Général et Bouquet Provincial rendus par la Compagnie d’Arc de Guivry.

5000 fr. de prix et récompenses.

Le lundi de la Pentecôte, 27 mai 1912.

Sous la présidence d’honneur de M. André Castelin, député de l’Aisne ; de M. Gabriel Lamotte, conseiller général ; de M. Paul Blanchet, conseiller d’arrondissement ; et sous la présidence effective de M. Achille Lequeux, maire de Guivry, capitaine de la Compagnie d’Arc, des Membres du Conseil municipal, assistés de M. Somon, président de la Fédération des Compagnies d’Arc de l’Aisne et de l’Oise, président de la Ronde de Chauny.

Messieurs et chers confrères,

La Compagnie d’arc de Guivry a le très grand honneur de rendre, cette année, le Bouquet provincial de la Ronde de Chauny. C’est avec un vif plaisir que nous vous convions à venir assister à la fête de notre parade du 27 mai, puis à prendre part au tir de nos prix, que nous avons pu établir, grâce au concours de nombreux et généreux donateurs auxquels nous adressons nos plus sincères remerciements. Nous espérons que vous viendrez en grand nombre, resserrer les liens de confraternité qui nous unissent. Que vos étendards viennent nombreux flotter dans nos rues. Nos vertes montagnes sont prêtes à répéter, dans leurs échos, toute l’allégresse de vos accents de patriotisme. C’est avec une grande joie que nous vous recevrons. Nos cœurs vous sont ouverts. Soyez persuadés que vous trouverez à Guivry la franche et large hospitalité, l’accueil le plus fraternel et la plus sincère amitié. A tous, Messieurs, nous vous présentons nos meilleurs sentiments de confraternité.

Les Officiers et Chevaliers de la Compagnie d’arc de Guivry.

…/…

Suivent la liste des prix, règlements divers

…/…

Grande fête de jour et de nuit.

De 7 heures à 10 heures du matin : Réception des Compagnies.

A 10 heures ½ très précises : Parade de toutes les Compagnies.

A 11 heures, messe solennelle en plein air, avec le concours de l’Harmonie Municipale de la ville de Chauny.

A l’issue de la parade, dans la cour de la mairie, où auront lieu les discours, remise des médailles et diplômes au nom de la Fédération des Compagnies d’arc de l’Aisne et de l’Oise, aux capitaines et chevaliers de la Ronde de Chauny, ayant plus de 40 ans de présence effective dans leurs compagnies.

A 4 heures, sur la place publique, concert, par l’Harmonie Municipale de Chauny.

De 5 heures à 7 heures, bal gratuit offert aux demoiselles ayant pris part au cortège.

A 8 heures ½ grand bal public et gratuit.

 

Guivry est situé à 9 kilomètres de Chauny, à 7 kilomètres d’Abbécourt et d’Appilly, à 4 kilomètres de Guiscard et à 10 kilomètres de Ham. De belles routes y conduisent dans toutes les directions.

Les Compagnies qui doivent effectuer leur voyage par Chemin de fer, sont priées de nous informer, dès la réception du mandat, du nombre de leurs membres qui doivent assister à la parade (au nombre de 6 au moins) afin de pouvoir profiter de la réduction de 50% consentie par la Compagnie du chemin de fer du Nord.

Un service de voiture sera organisé à Chauny par MM. Lemaire et Fontaine, louageurs, et à Noyon par M. Darchy. Les archers devront retenir leurs places à l’avance.

Un garage pour vélos et autos se trouve au centre du village.

Ecuries et remises pour chevaux et voitures. »