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lundi 25 mai 2026

GUIVRY - EPHEMERIDE - 25 MAI

Cela s'est passé à Guivry le 25 Mai 1908

La Compagnie d'arc de Guivry se rend à Guiscard pour participer au Bouquet Provincial.


Journal le Réveil de l’Aisne du 27 mai 1908

« Nos archers.

Prix général et bouquet provincial de Guiscard.

La coquette bourgade de Guiscard, située à quelques kilomètres de notre frontière départementale était, avant-hier (25 mai), en liesse.

Ses habitants, redoublant d’entrain, avaient bien sujet de préparer avec autant d’activité la jolie fête qui devait, parmi les archers venus très nombreux de tous les points de la région et de la ronde, perpétuer le souvenir d’une cérémonie belle entre toutes et d’une journée comme seules permettent d’en passer les glorieuses fêtes de l’Arc.

Le prix général est quelque chose comme la célébration extraordinaire d’un rite d’autant plus beau, d’autant plus « solennel » que les coutumes archaïques nous en sont léguées intactes telles qu’elles furent instituées par nos ancêtres, qui s’intitulaient, non sans raison, « les nobles chevaliers de l’arc ». Nous avons conservé ce titre à nos archers modernes parce qu’ils sont dignes du passé, dignes des anciens et qu’ils perpétuent parmi nous comme une grande famille dont chacun des membres est imbu des mêmes sentiments de fraternité, de dignité, de courage et de loyauté que nous nous plaisons à admirer chez ceux – trop rares en notre siècle – qui ont su conserver et vivifier ces sublimes traditions du passé, notre glorieux patrimoine national.

Ce n’est pas un sentiment de sensibilité aiguisée non plus qu’un élan de patriotisme exagéré qui nous fait ainsi parler, c’est l’impression douce et pénétrante – sous le charme de laquelle nous sommes resté – qui se dégageait dimanche de la remarquable fête de l’arc organisée par nos sympathiques voisins de Guiscard, et à laquelle prenait part toute la ronde de Chauny.

Un instant, nous avions craint pour eux que la pluie malencontreuse ou les orages – à l’ordre du jour depuis une semaine – ne vinssent contrarier de si beaux projets, compromettre la réussite du prix général et du bouquet provincial.

Il n’en a rien été fort heureusement et c’est même, favorisée par une température douce que la fête s’est déroulée sans à-coup, sans le moindre incident, dans une pleine et remarquable corrélation avec le programme si savamment élaboré par MM. Lucien Haguet, connétable de la compagnie d’arc, Fontaine, capitaine et la municipalité dont M. Vilin est la « tête », activement secondés par MM. les archers et l’excellente population de Guiscard.

Dimanche matin, de bonne heure, les préparatifs s’achevaient, la décoration des rues se terminait ; c’étaient, judicieusement disposés, des arcs de triomphe fleuris surmontés de banderoles avec inscriptions telles que « Soyez les Bienvenus » - « Honneur aux Archers » - « Guiscard – Villeselve – Appilly », etc. 














lundi 11 septembre 2023

GUIVRY - EPHEMERIDE - 11 SEPTEMBRE

Cela s'est passé à Guivry le 11 Septembre 1912



Journal Le Réveil de l’Aisne du 15 septembre 1912

« Nos Archers. Fédération de l’Aisne et de l’Oise (Ronde de Chauny).

Grand prix du bouquet provincial de Guivry.

La commission de la Ronde de Chauny, désignée pour régler le prix général et bouquet provincial de Guivry, s’est réunie le mercredi 11 septembre 1912.

Etaient présents : MM. Somon Elysée, président de la Fédération des Compagnies d’arc de l’Aisne et de l’Oise, président de la Ronde de Chauny ; Lequeux Achille, capitaine de la Cie de Guivry ; Grognot, capitaine de la cie de Coucy-le-Château ; Dubois Jules, capitaine de la Cie de Chauny-Ville (2ème) ; Midi, secrétaire de la Cie de Berlancourt ; Roussel, lieutenant de la Cie d’Ognes, assisté de MM. Pollet Albert, lieutenant de la Cie de Guivry, et Chevreux Théophile, secrétaire et greffier du Grand prix.

La commission a constaté que 941 tireurs avaient pris part au concours, sur lesquels 20 de la Compagnie de Guivry, un tireur au classement du championnat et 220 donateurs ; 700 ayant payé l’enjeu. De cette somme, 140 fr. ont été versés à la caisse de la Fédération, le reste, soit 569 francs, a formé 20 coups supplémentaires, dont 16 à 30 fr. et 4 à 20 fr., ce qui donne 40 prix par butte au grand noir.

La commission a vivement félicité le greffier du prix, M. Chevreux, pour la parfaite tenue de son registre et du soin qu’il a apporté à appliquer et à faire respecter le règlement. Elle a remercié er adressé ses compliments à M. Lequeux, capitaine, et à tous les membres de la Compagnie d’arc de Guivry pour le dévouement qu’ils ont apporté à l’organisation et la reddition du grand prix provincial.

La distribution des prix et primes d’honneur aura lieu le dimanche 22 septembre, à deux heures…/…

Suivent la liste des gagnants aux différents prix et la liste des compagnies ayant participé aux tirs du grand prix du bouquet provincial de Guivry : Béthancourt-en-Vaux, Pont-Sainte-Maxence, Coudun, Salency, Conchy-les-Pots (St Nicaise), Appilly, Villers-Bretonneux (F.A.), Leuilly-sous-Coucy, Commenchon, Thiescourt, Nesles, Ribécourt, Soissons, Ugny-le-Gay, Vauchelles, Blérancourt (2ème), Tracy-le-Mont (2ème), Longueil-Annel (2ème), Hombleux, Baboeuf (1ère), Ercheu, Carlepont, Abbécourt, Noyon, Margny-Aux-Cerises, Longuril6Annel (1ére), Beaulieu-les-Fontaines, Chauny-Ville, Tilloloy, Ham, Béhéricourt, Varennes, Monchy-Humières, Marquivillers, Esmery-Hallon, Compiègne (1ère), Chauny-Ville (2ème), Ecuvilly, Braine, Ville, Mélicocq, Villeselve, Montescourt-Lizerolles, Saint-Pierre-Montmartre, Jaux, Boulogne-la-Grasse, Claye-Souilly (1ère), Villequier-Aumont, Caillouël-Crépigny, Berlancourt, Bussy, Libermont, Laberlière, Crépy-en-Valois (Ste Agathe), Guiscard, Champien, Larbroye, Thourotte, Blérancourt (1ère), Ercuis, Fréniches, Ognes, Camelin le Fresne, Saint-Sauveur, Ourscamp, Clairoix, Pontoise, Tracy-le-Mont (1ère), Roye, Béthisy-Saint-Martin (1ère), Coucy-le-Château, Rémy, Guivry. …/…» 











lundi 23 mai 2022

GUIVRY - EPHEMERIDE - 23 MAI

Cela s'est passé à Guivry le 23 Mai 1909

Pour arriver avant 9h00 à Appilly, nos archers ont certainement été bien matinaux. 





Journal Le Réveil de l’Aisne du 26 mai 1909

«  Nos Archers. Le Bouquet Provincial d’Appilly.

Par un concours heureux de circonstance, la fête du Bouquet provincial et la fête patronale d’Appilly, coïncidaient avec la date du 23 mai 1909.

On avait pu craindre un moment qu’une autre coïncidence : celle des fêtes de Jeanne d’Arc à Compiègne n compromit le succès des fêtes de l’arc dont Appilly était avant-hier, le théâtre très coquet, mais les archers sont fidèles à la tradition, ils sont courtois et ne déclinent jamais une invitation dans leur ronde où ils savent trouver en plus de frères d’armes joyeux et pacifiques des amis sincères et des hôtes charmants.

C’était bien le cas pour la riante commune d’Appilly, site agréable et d’accès facile qui s’agrémente encore du château d’Estay, au vaste et merveilleux parc hospitalier, que la nature semble avoir décoré tout spécialement pour les fêtes de ce genre, et tout cela ne serait rien sans l’aménité, sans la générosité, il faut le dire, et l’affabilité des habitants de ce remarquable domaine : Mme la comtesse de Neuflieux et M. le général de division Kirgener, baron de Planta.

Tout récemment nous avions le plaisir de vanter les bienfaits de cette noble et distinguée famille à l’occasion de la bénédiction du magnifique drapeau offert à la Compagnie d’arc d’Appilly par le général Kirgener de Planta. Il nous a fait plaisir de nous retrouver avant-hier en compagnie de cet homme unanimement estimé et des archers qu’il affectionne tout particulièrement.

Malgré la chaleur déjà lourde à 9 heures du matin, l’animation était grande dans la commune d’Appilly et, par les rues décorées de verdure, de guirlandes et de banderoles aux inscriptions variées portant chacune un salut cordial, un souhait de bienvenue, puis le nom des trois compagnies solidaires : Guiscard-Appilly-Salency. Les archers, leur famille, leurs invités, et les visiteurs très nombreux se répandaient en groupes serrés.

Tambour battant, l’étendard déployé, chaque compagnie se rendait aussitôt son arrivée à la mairie où les archers d’Appilly procédaient à la réception ordinaire.

M. Victorice Trousselle, qui, depuis bientôt huit ans, fait les fonctions de capitaine aux lieu et place du regretté M. Audaille qui était souffrant et qui est mort précisément dans la nuit de dimanche à lundi, recevait les délégations et leur souhaitait la bienvenue.

Aussitôt les formalités d’inscription remplies par le greffier d’Appilly secondé par M. Ferdinand Lefèvre, membre de la compagnie, les compagnies se rendaient rue du Frêne et tiraient les cartes d’essai. Ces cartes furent gagnées : dans le grand jeu, par Blérancourt (1ère) (1ère butte) et Salency (2ème butte) ; dans le jeu d’amateurs, par Béthancourt-en-Vaux (1ère butte) et Coudun (2ème butte).

A 10 h ¼ les tambours battaient le rappel et tout aussitôt se formait, devant l’église, le cortège imposant, en tête duquel venaient les tambours des compagnies conduits et dirigés par M. Jules Trousselle, excellent tambour-major, puis l’Harmonie Municipale de Chauny, qui avait fait son entrée dans la commune aux accents de la « Marseillaise » ; le clergé, les deux magnifiques bouquets escortés et portés par un essaim de gracieuses jeunes filles de la Compagnie d’Appilly, costumées de blanc et coquettement parées d’une écharpe de soie mauve et d’une fleur de glycine piquée dans la chevelure ; M. le général Kirgener, baron de Planta, président d’honneur des fêtes et président de la ronde, M. Testart, maire, escorté de MM. les membres du conseil municipal ; le drapeau de la Compagnie d’Appilly suivi des Compagnies de Guiscard et Salency, puis les Compagnies dans l’ordre d’arrivée et escortées d’un commissaire par dizaine.

Un quart d’heure plus tard le cortège se mettait en marche et la Parade commençait : par la rue du Pont-Guillaume et la rue du Moulin, elle gagnait le parc du château de Mme la comtesse de Mory de Neuflieux, où avait lieu la grand’messe en plein air.

Au sommet d’un tertre dominant la pelouse, un magnifique autel avait été dressé, à l’ombre de tilleuls magnifiques et de hêtres pourpres remarquables ; les étendards, alignés sur deux rangs, formaient une allée d’honneur du pied du tertre à l’extrémité de la pelouse, face à l’entrée du château.

M. l’abbé Cochin, le très sympathique curé d’Appilly, officiait.

A l’heure du prône, il adressa aux archers une très heureuse allocution puis il témoigna au nom de tous, les sentiments de gratitude à Mme de Mory de Neuflieux et au général Kirgener de Planta ; enfin, M. Leroux félicita les jeunes filles dont la présence rehausse d’une façon éclatante, toutes les fêtes de l’archerie et il remercia les musiciens, leur dévoué chef  M. Bonnival et tous les archers venus si nombreux à l’appel de leurs camarades d’Appilly.

Pendant la messe la quête fut faite par Mlles Fernande Harlé, accompagnée par le général Kirgener de Planta, Marie Trousselle conduite par M. Fontaine, capitaine de la Compagnie de Guiscard, Albertine Trousselle et M. Pollet de Salency ; Marguerite Pilot et M. Lesage-Lemaire, d’Ognes ; Clotilde Charmet et M. Fontaine, capitaine de Villeselve ; Gabrielle Trousselle et M. V. Trousselle, officier de la Compagnie d’Appilly.

L’Harmonie Municipale s’est fait entendre pendant l’office à la grande satisfaction du public qui avait trouvé dans le parc de nombreux et confortables abris contre l’ardeur du soleil.

A l’issue de la messe le cortège se reforma devant le château puis la parade continua par la rue des Haudoires, place de la Gare, rue du Frêne, rue de la Mairie et rue de l’Eglise. En face l’église, point terminus, eut lieu la dislocation et les discours d’usage.

Après que les jeunes filles eurent rentrés les bouquets, l’un offert par la Compagnie de Guiscard aux jeunes filles d’Appilly, l’autre offert par ces mêmes jeunes filles à leurs compagnes de Salency, M. V. Trousselle se plaçant à la porte du cimetière, lut d’une voix ferme et avec une diction très nette le discours suivant :

 

Monsieur le président,

Mesdames, Messieurs,

Au nom de la Compagnie d’arc d’Appilly, je viens remplir auprès de vous une obligation bien agréable : celle d’exprimer à tous notre sincère gratitude. Vous êtes venus nombreux, très nombreux même à notre fête ; aussi sommes nous flattés du plaisir et de l’honneur que vous nous faites aujourd’hui.

Si nos armes n’ont plus leur crédit d’autrefois, il n’en est pas moins vrai qu’elles ont fait leurs preuves, et abandonnant leur rôle à d’autres plus meurtrières, elles sont devenues des instruments de luttes pacifiques ; que dis-je ? des instruments de jeux et de divertissements à la fois honnêtes et moraux qui forment de nos compagnies des écoles d’honneur, de loyauté et de patriotisme.

Je tiens à dire haut combien nous sommes heureux de remercier Monsieur le général Kirgener, baron de Planta, notre président d’honneur et lui renouveler nos plus vifs sentiments de gratitude pour son inlassable charité et pour le don généreux de notre nouveau drapeau que nous sommes fiers de voir flotter pour la première fois à notre parade d’aujourd’hui.

Je dois un souvenir spécial à Madame la comtesse de Mory de Neuflieux qui, voulant rehausser l’éclat de notre fête religieuse, nous a fourni l’occasion d’assister à la messe en un site vraiment ravissant. L’éloge de ses bontés à notre égard n’est plus à faire ; nous lui adressons donc nos respectueux hommages et notre parfaite reconnaissance.

Merci en particulier à Monsieur le Maire et les membres du Conseil municipal qui, dans la circonstance, nous ont aidé de leur précieux concours.

Quand à vous, Mesdemoiselles, le charme de votre jeunesse vous réserve ici une place de choix, nous vous la garderons dans notre souvenir.

U nom de la Compagnie, je remercie également tous les donateurs qui ont contribué par leurs largesses à mener à bonne fin notre prix général.

Merci à Messieurs les musiciens qui ont mis nos cœurs en liesse par leur gracieuse harmonie. Sous l’habile direction de leur chef distingué ils nous ont charmés ce matin, nous aurons encore ce soir l’honneur et le plaisir de les entendre.

Enfin à tous ici présents, merci ! et merci de tout cœur.

 

Tous les archers applaudirent, puis M. Loizel, président de la Fédération prit la parole à son tour : il dit le plaisir que tous avaient éprouvé de se rendre à Appilly pour les fêtes du Bouquet provincial et du prix général ; il félicita les archers de cette commune et les organisateurs de la fête, en particulier les officiers de la Compagnie d’Arc.

M. Loizel les complimenta de ce que tout avait été parfaitement organisé ; il adressa ses hommages aux jeunes filles et enfin exprima le salut cordial et le merci sincère de la Fédération aux archers et à la population d’Appilly.

Une nouvelle salve d’applaudissements (salua ?) ces paroles aimables ; ce fut alors le signal de la dislocation du cortège, car l’heure du déjeuner avait sonné et les appétits étaient largement ouverts.

On se retrouva bientôt dans les différents cafés-restaurants du village autour des nombreuses tables dressées dans les salles, sous des vaux-halls ou sous des tentes. Chacun fit honneur aux mets abondants et bien préparés qu’on arrosa d’excellent cidre. Quelques visiteurs ayant emporté leurs provisions du « harnois » gagnèrent la prairie, près du canal, et firent là un repas champêtre qui ne manqua pas de pittoresque et de charme non plus.

Après deux heures et demie de plein repos consacrées aux douceurs du déjeuner en famille ou entre amis, MM. les capitaines se retrouvèrent à la mairie pour la réunion traditionnelle. On commença par le tirage au sort du rang de tir ; M. V. Trousselle fut prié d’extraire les numéros de la sébile improvisée ; voici ce classement ainsi que le nombre d’archers des Compagnies classées dans leur ordre d’arrivée :

Abbécourt, 9 archers, N°22. Esmery-Hallon, 1 archer, N°83. Baboeuf (1ère), 13 archers, N°54. Montmacq, 4 archers, N°15. Thourotte, A archer, N°57. Longueil-Annel (1ère), 2 archers, N°44. Longueil-Annel (2ème), 1 archer, N°75. Tracy-le-Mont (1ère), 4 archers, N°19. Tracy-le-Mont (2ème), 4 archers, N°3. Noyon (Chemin Vert), 6 archers, N°41. Vauchelles, 6 archers, N°77. Margny-les-Compiègne, 1 archer, N°14. Larbroye, 6 archers, N°87. Compiègne (2ème), 1 archer, N° 23. Ribécourt, 14 archers, N°74. Ouscamps, 6 archers, N°52. Saint-Sauveur, 1 archer, N°48. Béthancourt-en-Vaux, 18 archers, N°21. Guiscard, 10 archers, N°95. Baboeuf (2ème), 15 archers, N°27. Salency, 14 archers, N°40. Roye (Somme), 1 archer, N°60. Ercheu, 1 archer, N°82. Guivry, 8 archers, N° 73. Blérancourt (1ère), 7 archers, N°7. Bussy, 6 archers, N°84. Blérancourt (2ème), 7 archers, N°90. Morlincourt, 6 archers, N°11. Villeselve, 7 archers, N°25. Nesle (Somme), 2 archers, N°16. Ugny-le-Gay, 6 archers, N°48. Varesnes, 7 archers, N°30. Carlepont, 6 archers, N°51. Caillouël-Crépigny, 8 archers, N°47. Béhéricourt, 7 archers, N°35. Pontoise, 6 archers, N°28. Chauny (1ère), 8 archers, N°26. Coudun, 1 archer, N°55. Marquivilliers, 1 archer, N° 70. Leuilly-sous-Coucy, 6 archers, N°34. Ognes, 12 archers, N°71. Chauny (2ème), 13 archers, N°5. Camelin, 6 archers, N°46. Cuts, 6 archers, N°29. Montescourt, 11 archers, N°36. Soissons, 1 archer, N°56. Villequier-Aumont, 6 archers, N°16. Commenchon (Demande le 2 juin), 9 archers, N°94. Canny-sur-Matz (Sans drapeau), 1 archer, N°64. Lassigny, 1 archer, N°17. Berlancourt, 12 archers, N°37. Coucy-le-Château, 8 archers, N°6. Ham, 2 archers, N°81. Hombleux, 1 archer, N°58. Bacquancourt, 1 archer, N°1. Béthisy-Saint-Pierre, 1 archer, N°38. Béthisy-Saint-Martin (1ère), 1 archer, N°53. Béthisy-Saint-Martin (Francs-Archers), 1 archer, N°31. Thiescourt, 9 archers, N°67. Beaulieu-les-Fontaines, 6 archers, N°67. Ville, 7 archers, N°39. Mélicoq, 2 archers, N°9. Choisy-au-Bac, 1 archer, N°4. Conchy-les-Pots, 1 archer, N°59. Boulogne-la-Grasse, 1 archer, N°72. Rémy, 1 archer, N°2. Saint-Léger-Aux-Bois, 4 archers, N°50. Jaux, 1 archer, N°24. Berneuil-sur-Aisne, 1 archer, N°61. Clairoix, 1 archer, N°20. Compiègne (1ère), 1 archer, N°68. Pont-Sainte-Maxence (1ère), 1 archer, N°82. Ressons-sur-Matz (Vrais Amis), 1 archer, N°12. Saint-Pierre-Montmartre, 1 archer, N°33.

Plus de 380 archers étaient présents à ce Bouquet !

Adhésions (par courrier). Beaugy, N°62. Grand-Fresnoy, N°80. Tracy-le-Val, N°76. Vandelicourt, N°88. Eucuvilly, N°92. Villers-Bretonneux, N°13. Vignement, N°8. Rollot (1ère), N°89. Amiens Fondamentale, N°69. Marest-sur-Matz, N°63. Margny-aux-Cerises, N°45. Vailly (2ème), N°79. Monchy-Humières, N°10. Cuise-la-Motte, N°85. Libermont, N°36. Fréniches, N°66. Avricourt, N°63. Vic-sur-Aisne, N°18. Arvilliers (1ère), N°42. Roye-sur-Matz, N°49. Margny-sur-Matz, N°93.

Guiscard et Salency devant tirer le vin du jardin d’office, comme il est de coutume, le sort désigna Chauny-Ville 2ème (N°5) avec Commenchon (N°94).

On procéda aussitôt à la nomination de la commission des capitaines pour 1909 et qui se trouve composée de MM. V. Trousselle d’Appilly, Fontaine de Guiscard, Pollet de Salency, Lesage d’Ognes et A. Lequeux de Guivry.

M. Somon, capitaine de la Ronde, indiqua que 74 compagnies avaient pris part à la parade et, qu’en outre, 21 avaient envoyé leur adhésion par lettre.

La Compagnie de Canny-sur-Matz était venue sans drapeau.

Après le règlement de quelques questions purement administratives, M. Somon donne la parole à M. Duchesne, capitaine de Chauny 2ème qui demande à figurer sur les contrôles de la ronde et à être désignée en toute circonstance sous le titre Chauny-Ville 2ème.

M. Dubois, roi de 1909, demande à l’assemblée et notamment à M. Loizel, président de la Fédération, si Chauny 2ème peut également s’appeler Chauny-Ville 2ème ?

Quelques capitaines déclarent que cette question ne doit pas se discuter en réunion des capitaines et M. Bugnicourt ajoute : « C’est là une question de personnalité ; c’est Bugnicourt journaliste qui est visé ! » ( ??)

Ce n’est pas exact et il nous semble bien que le rédacteur en chef du Réveil de l’Aisne était, lui, personnellement visé comme journaliste quand M. Bugnicourt s’inscrivit contre son admission dans la compagnie « Chauny 1ère ».

Mais M. Loizel coupe court à toute discussion ; il reconnaît à Chauny 2ème le droit de s’intituler Chauny-Ville 2ème et profite de la circonstance pour serrer la main du capitaine et du roi de cette compagnie ; le président parle au nom de la concorde ; avant tout, dit-il, Messieurs, nous sommes des archers. On applaudit et Chauny-Ville 2ème reçoit l’investiture officielle.

« C’est tout ce que nous demandions, conclut M. Duchesne, et au nom de la compagnie je vous remercie tous très sincèrement. »

Tout aussitôt M. Grégoire, de Commenchon, demande que sa compagnie soit autorisée à venir tirer le 2 juin puis il pose au bureau la question suivante :

Une compagnie d’arc peut-elle emprunter un chevalier à une compagnie voisine pour se faire représenter à la parade et si ce « délégué » fait une carte d’essai, à quelle compagnie appartient cette carte ?

M. Loizel condamne cet agissement et ajoute qu’aucun capitaine ne doit ignorer le règlement qui est formel à ce sujet.

M. Grégoire faisait allusion, au nom de ses collègues, à l’incident de Remy (Oise). M. Loizel a déclaré que l’incident devait être signalé par écrit au capitaine de Remy qui à son tour en informerait le président de la ronde mais, conclut le président, le règlement sera appliqué.

D’ailleurs, comme il y a pas mal de questions à solutionner en ce moment, M. Loizel dit que prochainement il convoquera tous les capitaines de la ronde, en un point désigné, Chauny, peut-être et que là on solutionnera, en une réunion spéciale, tous les litiges actuellement soumis à la juridiction du bureau de la Ronde ; une circulaire sera adressée en temps voulu.

L’assemblée générale de la Ronde a lieu aussitôt. Il est 3 h ½ et comme plusieurs compagnies veulent repartir à 4h, force est d’abréger un peu la séance.

M. Loizel président de la Fédération assite à cette réunion :

M. Somon rappelle l’ordre de reddition du Bouquet :

1910 Salency ;

1911 Ognes ;

1912 Guivry ;

1913 Chauny-Ville (1ère).

Sur une observation de M. Thuillier, de Béthancourt, visant Leuilly qui se trouve ne devoir rendre son prix que dans une dizaine d’années, le capitaine de cette compagnie rappelle que l’ordre d’inscription résulte de la constitutive de la Ronde, en 1902, ce qui reporterait le Bouquet de cette Compagnie à l’an 1921 ou 1922.

Le président et M. Lesage, d’Ognes, observent que les compagnies tiennent assez à conserver la tradition qui leur a fait recevoir, il y a 20 ou 40 ans, le Bouquet de telle ou telle compagnie.

M. Loizel déclare : Il en sera ainsi tant que la Fédération n’aura pas procédé à une nouvelle répartition des compagnies dans les rondes de la Fédération pour égaliser ces rondes en nombre. Or la question est à l’ordre du jour de la fédération.

Après que le président eut annoncé la reconstitution de la compagnie de Berlancourt, il fut procédé au renouvellement de la délégation de la Ronde à la Fédération.

Les anciens délégués, MM. Somon, Maquaire, Lequeux, de Guivry, Thuillier, de Béthancourt, et Bugnicourt sont maintenus. M. Thuillier, capitaine d’Abbécourt, remplace M. Crapet.

Les suppléants sont : MM. Grognot, capitaine de Coucy, Baras, lieutenant de Caillouël, Oct. Duchesne, capitaine de Chauny-Ville 2ème, Fontaine, capitaine de Guiscard et Duquesne, capitaine de Leuilly.

Une question est posée à propos du nombre de chevaliers des compagnies de la ronde devant assister à la parade de ladite ronde. L’usage est que cette délégation soit de six au minimum compris le tambour et le drapeau, sans stipulation de distance, mais le règlement est muet sur cette condition. Certains voudraient que le nombre soit réduit à quatre au-delà de 15 kilomètres. M. Thuillier, de Béthancourt proteste, le capitaine de Leuilly et le secrétaire de la ronde se joignent à lui et ils font voir que cette décision transformerait la parade des compagnies éloignées en un simple défilé de drapeaux. Il est finalement décidé que l’usage sera conservé et aura force de loi.

A 4 h ½, l’Harmonie Municipale se rassemblait sur la place de la gare, pendant que se tirait le vin du jardin mais un malencontreux orage rapidement poussé par le vent d’Ouest assombrissait bientôt le ciel et une averse obligeait musiciens et auditeurs à se réfugier au plus vite dans les cafés voisins.

Une demi-heure plus tard la pluie cessait, le soleil réapparaissait et aussitôt avait lieu le concert, à la grande satisfaction du public qui ne ménagea pas ses applaudissements aux musiciens chaunois.

Enfin, à 6 h le bal commençait, ouvert par les demoiselles d’honneur et toute la soirée la fête continuait pleine d’entrain. » 

mercredi 25 août 2021

GUIVRY - EPHEMERIDE - 25 AOUT

Cela s'est passé à Guivry puis à Coucy-le-Château le 25 Août 1912

Journal Le Réveil de l’Aisne du 28 août 1912


« Coucy-le-Château. La réception du Bouquet provincial.

Il y a eu 17 ans, au mois de mai dernier, la Compagnie d’arc de Coucy-le-Château organisait comme elle le fit avant-hier, 25 août, la réception du Bouquet provincial. Les jeunes filles d’alors sont devenues des mères de famille, pour la plupart ; les archers sont devenus des chevaliers accomplis, quelques-uns sont, hélas ! parmi ceux que l’âge, les fatigues ou la maladie ont conduits au tombeau.

Le temps, qui marche à pas de géant, a accompli l’évolution d’un siècle depuis cette date – ou plutôt depuis 12 ans, et nombreux étaient ceux qui, dimanche, se remémorant la fête du 15 mai 1895 regrettaient, tout en prenant une part très active à celle du 25 août 1912, de n’avoir plus à vivre des dix-sept années écoulées ! On ne peut pas être et avoir été dit l’adage ; il faut donc accepter philosophiquement l’écoulement des jours et des mois, par quoi se composent les années.

Les chevaliers de l’arc sont toujours jeunes et s’ils ont, même à l’âge où les tempes grisonnent, toujours bon pied bon œil et bon bras, ils le doivent au sport essentiellement pacifique qu’ils pratiquent.

Les archers de Guivry, sous la conduite de leur dévoué capitaine M. A. Lequeux et accompagnés des jeunes filles qui avaient pris part à la parade du 25 mai dernier s’étaient donné rendez-vous à Chauny avec l’Harmonie Municipale. A 9h ¼ le cortège se formait à la salle des répétitions, boulevard Gambetta, M. Bonnival en prenait le commandement et un court défilé avait lieu par la rue Hébert, la rue du Pont-Royal, le Marché-Couvert, la rue Arthur-Lacroix, puis la dislocation se faisait à la gare où l’on se hâtait de gagner les compartiments du train déjà presque complet.

Le convoi quitte la gare de Chauny avec quelques minutes de retard. Aussitôt un groupe de musiciens organisés en orchestre de « route » fait entendre quelques accents de circonstance. Il en sera ainsi à chaque arrêt du train sur le parcours de Chauny à Coucy-gare où l’on arrive sans encombre et tous joyeux.

M. Grognot, le capitaine de la compagnie d’arc de Coucy, accompagné de M. René Randon, son lieutenant, est à la gare, il reçoit ses invités de la plus cordiale façon et ceux-ci escortant les jeunes filles de Guivry, la petite troupe se met en devoir de gagner la porte de Chauny ; la montée se fait lentement pour ne pas fatiguer les charmantes porteuses du bouquet.

A la porte le cortège s’organise. Il est onze heures ; le clergé prend la tête du défilé qui se fait jusque sur la place de l’Hôtel-de-Ville ; des banderoles supportées par des montants fleuris expriment aux invités les souhaits des habitants de Coucy : « Soyez les bienvenus » ; « Honneur aux Archers », et sur la place même, où se fait la réception du Bouquet : « Honneur aux camarades ». Sous ce portique magnifiquement décoré, les drapeaux se saluent pendant que les tambours battent « aux drapeaux ».

Les archers et les jeunes filles de Coucy sont là accompagnés de M. D. Roquin, maire, et du conseil municipal. Après le salut aux drapeaux, M. Roquin souhaite la bienvenue aux invités ; il le fait en ces excellents termes :

 

Mesdames,

Mesdemoiselles,

Messieurs,

Il existe un très aimable usage qui veut que, dans des circonstances comme celles qui nous rassemblent aujourd’hui, le maire ait le privilège d’adresser les souhaits de bienvenue.

C’est pourquoi j’ai l’honneur de me présenter devant vous, saisissant ainsi une agréable occasion de vous exprimer de tout cœur la satisfaction que nous éprouvons à vous accueillir parmi nous, dans notre bonne ville de Coucy. Soyez donc tous les bienvenus, vous Mesdames, vous Messieurs les archers de Guivry et vous tout particulièrement Mesdemoiselles qui, avec votre grâce souriante, apportez tout à la fois dans nos murs un magnifique bouquet et le charme de votre jeunesse.

Vous avez à vos côtés nos charmantes demoiselles de Coucy et je suis persuadé que, tout à l’heure, lorsque la pompe officielle aura disparu, vous en ferez vos fidèles amies.

Je ne veux pas oublier tous ceux qui, à différents titres, font partie de ce cortège et j’adresse un bien sympathique salut à M. Somon, président de la Ronde, qui a bien voulu s’associer à cette fête, à l’excellente Harmonie Municipale de Chauny qui, si habilement dirigée par son distingué chef M. Bonnival, a bien voulu prêter son gracieux concours.

La réception qui vous est faite aujourd’hui est pour ainsi dire le prélude des fêtes qui se préparent pour l’an prochain et auxquelles nous souhaitons le plus vif éclat.

Encore une fois, soyez les bienvenus ; vive Guivry, vivent les archers de Guivry !

 

Mlle Jeanne Létoille, de Guivry, prend la parole au nom de ses compagnes. C’est d’une voix très sûre et sans se laisser intimider par le carillon qui tinte malencontreusement à ce moment, qu’elle adresse aux jeunes filles et aux archers de Coucy :

 

Mesdemoiselles,

C’est avec un bien vif plaisir que nous avons accepté la gracieuse invitation qui nous a été faite par MM. les Archers de Guivry, de venir aujourd’hui vous remettre le bouquet que nous offrons à la Compagnie d’arc de Coucy-le-Château.

Ces modestes fleurs que nous vous remettons sont le symbole des liens d’étroite union, d’amitié sincère qui unissent entre eux tous les membres des compagnies d’arc.

Veuillez les accepter, Mesdemoiselles et chères amies et les conserver précieusement ; elles vous rappelleront le souvenir de cette belle journée.

L’aimable accueil que nous recevons aujourd’hui nous fera certainement regretter les trop courts instants que nous allons passer parmi vous ; mais à présent que nous avons le plaisir de vous connaître, nous pouvons vous assurer que nos cœurs vous sont largement ouverts et que nous ne vous oublierons jamais.

Tous nos efforts tendront à ce que cette amitié qui existe aujourd’hui entre nous s’accroisse encore davantage et que si, dans une vingtaine d’années, les jeunes filles de Guivry apportent encore à Coucy un nouveau bouquet à votre Compagnie d’arc, elles trouvent comme nous un accueil charmant et des cœurs largement ouverts.

En terminant, permettez-moi, mes chères amies, de vous souhaiter à toutes, ainsi qu’à la Compagnie d’arc de Coucy-le-Château, de conserver toujours ce bel entrain, cette parfaite union qui fait le charme et la beauté de ces belles fêtes de l’arc.

Vivent les jeunes filles de Coucy-le-Château !

Vivent les Compagnies d’arc !

 

Mlle Suzanne Grognot lui répond, elle le fait avec aisance :

 

Mesdemoiselles,

C’est avec une bien grande joie et un bien grand plaisir que nous acceptons votre magnifique bouquet ; je suis particulièrement heureuse de l’honneur qui m’a été dévolu, en cette circonstance solennelle de pouvoir vous remercier au nom de mes compagnes de Coucy-le-Château, j'en garderai un inoubliable souvenir.

Et si les fleurs sont l’emblème de l’affection et de la reconnaissance, vous pouvez être assurées, Mesdemoiselles, que ni l’une ni l’autre ne vous feront défaut et que nous saurons vous payer sous ce rapport ce tribut si bien mérité. Comment ne pas être en admiration devant ce bouquet aux gracieuses et vastes proportions, aux couleurs les plus expressives, aux fleurs les plus variées ? Rien n’y manque, ni le goût, ni la forme, nous garderons précieusement ces fleurs à côté de celles que reçurent nos aînées en 1896.

Merci, Mesdemoiselles et chères amies de Guivry, d’avoir répondu en si grand nombre à l’invitation de la Compagnie d’arc de Coucy, et, du plus profond de mon cœur, merci pour votre si joli bouquet et aussi et surtout pour pour les bons souhaits que vous venez de nous exprimer aussi gentiment.

 

M. A. Lequeux, maire de Guivry et capitaine de la Compagnie d’arc parle au nom de ses chevaliers :

 

Monsieur le Capitaine,

Messieurs les Archers,

Joie et fraternité : Tels sont les deux sentiments qui nous animent en arrivant dans votre pittoresque et intéressant pays de Coucy-le-Château, si dignement représenté par toutes les autorités de la ville et de la Compagnie d’Arc toute entière.

C’est, en effet, pour nous, une grande joie, accompagnés par nos jeunes filles qui, jusqu’à ce jour, ont fait tout ce qu’elles ont pu pour nous être agréables ; d’avoir à vous offrir ce bouquet si gracieusement accepté par vos demoiselles, et aussi en songeant que nous allons fraterniser ensemble toute la journée.

Si certaines coïncidences et des circonstances particulières ont fait changer l’ordre de cette fête, nous en sommes très heureux, cela nous procure non seulement l’aimable occasion de faire avec vous une nouvelle et plus intime connaissance, mais aussi de faire ce joli voyage qui nous plaît beaucoup.

Dès maintenant, chers camarades, c’est à vous qu’il appartiendra de continuer les chères et vieilles traditions de la ronde de Chauny ; mais fixé par votre parfaite initiative et votre organisation d’aujourd’hui, je suis convaincu que vous ne faillirez en rien et que, par votre dévouement et votre bon accueil, vous aurez l’an prochain avec le beau temps que je vous souhaite, la plus belle parade qui se sera faite jusqu’alors.

Je termine en vous priant, charmantes demoiselles, de recevoir nos plus sincères félicitations pour la grâce et la joie que vous apportez toujours dans nos fêtes ; Et vous, Messieurs les Archers, nous vous prions également d’accepter nos plus chaleureux remerciements, pour votre amabilité et votre courtoisie.

Je dis bien haut : Vive la Compagnie d’Arc de Coucy ! Vivent les Archers !

 

Le capitaine des archers de Coucy, M. E. Grognot, lui répond en ces termes :

 

Messieurs et chers Camarades,

La fête de la réception du bouquet provincial dont vous avez par votre présence assuré le succès, impose au capitaine de la Compagnie d’arc de Coucy, un devoir qu’il est bien agréable de remplir : c’est à lui qu’incombe la mission de souhaiter la bienvenue au nom de la Compagnie d’arc, à nos hôtes d’aujourd’hui.

Merci donc à vous, mes chers camarades de la Compagnie d’arc de Guivry.

Merci, et de tout cœur aux charmantes jeunes filles du cortège dont la grâce, la jeunesse, les fraîches toilettes, sont le plus bel ornement ; elles sont le charme de ce défilé, et leur présence, accompagnant ces vases et ses bouquets, donne à la fête de ce jour sa note gaie et souriante.

Merci à Mme la directrice de l’orphelinat qui met toujours si obligeamment ses demoiselles à notre disposition, pour la confection de guirlandes ou tous autres travaux d’ornementation, dont nous avons besoin pour nos fêtes.

Merci à M. Somon, président de l’Harmonie Municipale de Chauny, à son distingué chef, M. Bonnival, qui sont venus prêter leur concours apprécié à cette cérémonie ; aux remerciements que je leur adresse ce matin, s’ajouteront l’après-midi, les applaudissements qui se feront entendre pendant le concert auquel ils nous convient.

En recevant aujourd’hui ce bouquet, nous ne faisons que continuer les traditions de la chevalerie ; nous espérons pouvoir provoquer tous les concours et tous les encouragements, car, vous le savez, cette cérémonie n’est que le prélude des grandes fêtes qui auront lieu ici en mai prochain.

Je suis heureux de présider à ces belles réunions fraternelles, dans lesquelles l’amitié et la franche camaraderie qui unit les archers, se manifestent chaque année dans notre région avec le même succès.

Merci à toutes, merci à tous, et vivent les Compagnies d’arc !

 

Puis c’est au tour de M. Somon, capitaine de la Ronde de Chauny, président de la Fédération de l’Aisne et de l’Oise et président de l’Harmonie Municipale de Chauny de répondre aux souhaits de bienvenue qui lui ont été adressés en sa double qualité et d’en formuler à l’adresse des Coucysiens :

 

Messieurs,

Très touché des paroles si aimables et des souhaits de bienvenue qui viennent de m’être adressés et à l’Harmonie Municipale, par l’honorable maire et le dévoué capitaine de Coucy, je les en remercie bien vivement.

C’est toujours un gros événement pour une localité de recevoir, puis de rendre, le bouquet provincial, ce n’est pas seulement la fête des archers, c’est aussi celle de toute la population.

Il y a quelques années, les traditionnels bouquets provinciaux se trouvaient localisés dans notre région de Picardie et du Valois, tandis que maintenant des bouquets, des championnats, sont institués un peu partout, c’est ce qui démontre le renouveau de faveur de notre tir à l’arc, devenu un des sports les plus utiles au développement des forces physiques ; c’est à cela sûrement qu’il doit de ne pas avoir disparu, et d’être encore, après bien des siècles, en honneur aussi bien chez nous qu’en Angleterre, en Hollande, en Belgique et même en Amérique.

Dans ce joli pays de Coucy-le-Château où les traditions de bonne hospitalité sont connues bien au-delà de nos frontières, nos archers sont certains de trouver, indépendamment des nombreux prix qui seront offerts à leur adresse, le meilleur accueil ; cette cérémonie de ce jour en est du reste un heureux présage pour l’année prochaine.

Messieurs, vive Coucy !..

 

Tous ces discours sont chaleureusement applaudis, est-il besoin de le dire ?

Les jeunes filles de Coucy reçoivent alors le bouquet offert par leurs compagnes et par les archers de Guivry puis le cortège se reforme ; on remarque le gracieux effet produit par cet essaim de jeunes filles les unes aux écharpes bleu tendre, les autres aux écharpes réséda ; on remarque aussi le bouquet très coquet, monté sur un vase artistique du meilleur goût et où se lisent les dates et inscriptions d’usage. On se rend à l’église où M. le doyen officie. Le public est si nombreux que l’on a peine à trouver place.

Au prône, M. le doyen Dufour adresse aux musiciens et aux archers une élégante allocution que, n’eût été l’endroit, les auditeurs eussent certainement applaudie.

Puis l’Harmonie Municipale exécute, pendant l’Offertoire, le Chalet du Poète et, à la sortie, la Marche Picarde. Nouveau défilé en musique jusqu’à la place de l’Hôtel-de-Ville ; puis le cortège « officiel » vient s’arrêter devant le café de M. Ridont, où le vin d’honneur est servi. Enfin, toujours en musique, on conduit successivement les archers de Guivry à l’Hôtel des Ruines, les jeunes filles de Guivry à l’Hôtel de la Pomme d’Or et les musiciens à l’Hôtel du Donjon et l’animation dans les rues s’arrête un moment pour faire place à celle qui ne va pas manquer autour des tables abondamment servies et où la cordialité sera le meilleur condiment.

Mais à deviser gaiement, l’heure passe vite et l’on est tout surpris d’entendre déjà l’Harmonie, décidément infatigable, commencer son concert sur la place du Marché. On entend successivement la Marche de Turin, d’Andrieux ; l’Apothéose, une ouverture très remarquée de M. A. Bonnival ; L’Union, polka pour deux pistons où les duettistes se font applaudir.

Une gerbe de fleurs offerte à offerte à M. E. Somon, président de l’Harmonie et aussi, en quelque sorte, président effectif de toute cette fête des Archers ; puis, l’Harmonie se rend sur la place de l’Hôtel-de-Ville où elle exécute : La Traviata, le Souvenir de la Vallée de Munster et le Drapeau Français.

Là, une gerbe de fleurs est offerte à M. A. Bonnival, directeur de l’Harmonie, et, un peu plus tard, le bal des jeunes filles commence ; le temps un peu lourd s’est maintenu et le vent ferme permit au soleil de se « faufiler » de temps à autre entre les nuages fuyants ; en résumé, température et journée de fête splendides. A 5 heures, quelques invités et quelques visiteurs quittent la ville à regret pour descendre à la gare ; mais les plus favorisés, ce sont aussi les plus nombreux, restent à Coucy pour prendre part à la fête de nuit qui débute par un bal très animé, sur la place des Marronniers, sous la direction de M. Rondelle fils.

Le beau temps a également favorisé la fête de nuit. »