Cela s'est passé à Guivry le 27 Mai 1917
Journal d’Edouard Cœurdevey :
« Hier au soir j’ai quitté le train à Appilly. J’ai fait la route à pied jusqu’à Guivry. Quinze kilomètres. Arrivée à minuit. Une permission ça s’achète avant, ça se paie encore après.
Ce matin, messe. Une atmosphère plus saine, plus sereine.
Messe. « Ne recherchez pas les choses visibles mais les choses invisibles » développe maladroitement le prêtre.
Mais ici, cependant, près de la France qui saigne, il fait meilleur que près de la France qui sue…
Deux « grues » voisines du bureau sont soupçonnées de ravitailler en secret des Boches restés dans la forêt.
Projet immédiat d’une embuscade à tendre. Ca m’amorce à fond. Repérage des sentiers. Nuit de guet dans l’herbe, sans résultat. »


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