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dimanche 8 juin 2008

LA TOMBE REGNIER

LA TOMBE REGNIER EN 2008.
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Tumulus sur la colline de Guivry à Commenchon, la légende locale veut qu'un général, au temps des Gaulois, soit mort là et que ses soldats aient apporté la terre dans leur casque pour élever cette butte à sa mémoire.

UNE PREMIERE VERSION...
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Référence: J.F.TURPIN "Chauny et ses environs, études d'histoires locales".
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"Au lieu du bouquet de vieux arbres, qui pour les habitants de la contrée, en marquait l'emplacement, la guerre de 1914-1918, n'a laissé qu'un mamelon dénudé, caché dans les bois de chataîgners, difficile à trouver à moins d'être initié.
La tombre Regnier était surmontée d'un gigantesque échafaudage élevé par le service de triangulation topographique. Elle attirait les regards des voyageurs en chemin de fer sur la ligne de Paris à Saint Quentin et sur la ligne de Tergnier à Amiens.
Tumulus Reinaldi, lisons nous dans les anciens titres. Mais quel est donc ce Reignier ou Reinald, pour qui on a amoncelé la terre, paraît-il à 130 pieds au dessus du bois.
De son sommet, on appercevait Saint Quentin et un grand nombre de villes et villages de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme. Y aurait-il eu là une butte servant de signal comme les buttes artificielles de Roye sur lesquelles, autrefois on a trouvé des médailles, des fers de lance et des armures ?
Si l'on en croit les traditions qui se relieraient assez bien ensemble, Regnier serait le chef normand tué dans une bataille près de Quierzy-sur-oise par Charles le Chauve. Le roi avait une résidence à Rouy, où il tint une assemblée des grands du royaume.
Nous sommes portés à croire que le corps du chef normand aurait été porté sur la montagne et que sa tombe aurait servi à honorer sa mémoire plus qu'à perpétrer le souvenir de sa défaite. Il fallait rassurer les populations épouvantées et leur donner confiance dans la puissance du pourtant peu belliqueux petit fils de Charlemagne.
Peut-être faut-il voir là, l'origine de l'attachement indéfectible des Chaunois aux Capétiens.
Au lieu de chercher une protection près des comtes de Vermandois, des évèques de Laon et de Noyon, nous voyons que la commune de Chauny, conseillée et soutenue par les curés et chanoines de Saint Martin, a toujours voulu être sous la protection du roi de France.
Au dessus des tours de Chauny, les armes de la ville portaient des fleurs de lys. Les moines de la célèbre abbaye de Saint Eloi Fontaine à Commenchon avaient même ajouté à ces armes une devise explicative: "Tutantur lifia turres": Les fleurs de lys assurent la sécurité des tours. On peut tout aussi bien interpréter "les tours assurent la sécurite des fleurs de lys". Philippe d'Alsace, comte de Vermandois avait accordé à Chauny une charte communale en 1167. Peu d'années après, Chauny fut repris par le roi de France qui accorda aux Chaunois une charte encore plus généreuse. Philippe-Auguste, revenant de Bouvines, tint à venir remercier les Chaunois qui lui avaient envoyé leurs milices.
L'échange de bons procédés entre Chauny et la couronne ne fit que fortifier l'union des lys et des tours, jusqu'au jour où la fin de la royauté amena des temps nouveaux.
Au moment où j'écris, le soleil est déjà à moitié couché derrière la tombre Regnier. Son hémisphère rayonnante, encore une fois va s'éteindre, comme depuis longtemps ont cessé de briller le casque de Reynald et le crâne de Charles le Chauve." J.F.T.
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.UNE DEUXIEME VERSION
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Référence: M.H. PONTHIEUX "Notice historique sur Guivry".
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"La grande laye de Commenchon à Guivry, autrefois la voie des moines, est un chemin forestier sur la crête des collines au nord de Commenchon.
On appelle laye ou laie, une bande séparative que l'on obtient en faisant le vide par l'abattage, et qui sert de limite à une portion de forêt.
La tombre Regnier, probablement d'origine celtique, est située dans un bois de chataîgners sur la colline de Commenchon à Guivry, à droite d'un chemin forestier appelé "la grande laye", qui conduit à la route de Chauny à Guiscard.
Peut-être est-ce le tombeau d'un chef normand nommé Raignier qui fut battu par Charles le Chauve, non loin de Quierzy. Mais un historien affirme que ce chef pilla Paris en 845 et mourut au Danemark.
Peut-être est-ce tout simplement le nom du possesseur du bois ? Rénier de Guivry frère de Guillaume de Beaugies.
Cette butte est la plus élevée que l'on connaisse, mais elle s'abaissa sous l'action de la charrue. On prétend qu'au XVIII° siècle, elle avait encore 130 pieds de hauteur et que de son sommet, on apercevait la ville de Saint Quentin éloignée de 7 lieues.
Jadis on communiquait par signaux avec la butte de Roye et la tombe de Vouël.
Au commencement du XIX° siècle, le faîte de ce monticule était couronné par douze hêtres énormes, puis on édifia un observatoire." M.H.P.
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Quelle est la part de vérité dans ces différentes versions, dans la légende locale, personne ne peut le dire actuellement. Butte naturelle, tombe d'un chef Gaulois, tombe d'un chef Normand, Butte féodale servant à envoyer des signaux au château de Coucy ? Continuons de rêver.....
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