Ce blog est le votre, c'est vous qui le faites vivre. Sans votre mémoire et vos archives pour l'alimenter, il ne peut exister. Un grand merci à tous.
A la demande de certains, nous avons fait le choix de ne pas citer les propriétaires des documents afin qu'ils ne soient pas importunés.
POUR VOIR LES DOCUMENTS OU PHOTOS DE CE BLOG EN PLUS GRAND FORMAT, IL SUFFIT DE CLIQUER (CLIC GAUCHE) UNE FOIS SUR L'IMAGE.

samedi 6 décembre 2008

GENTILINI Etienne Dominique - 150° RI - Mort pour la France le 22 Aout 1914 à Joppécourt (Meurthe et Moselle).

Dominique Etienne GENTILINI est né à Clastres le 06 Août 1889.
.
De la classe 1909, il rejoint le 150° RI basé à Saint-Mihiel où il reçoit la distinction de Soldat de 1° Classe.
Lien vers 150e régiment d'infanterie de ligne - Wikipédia
.


Le Colonel DE CHERON
Commandant le 150° RI de 1912 à 1915.
Tué à l'ennemi le 6 Mai 1915 près de La Fontaine-aux-Charmes (Argonne).
.
.
"LA GUERRE DE 1914-1918. Extrait de l'historique du 150° RI.
Un crime politique, l'assassinat de l'archiduc héritier d'Autriche à Sarajevo, le 28 juin 1914, fournit aux Empires centraux l'occasion qu'ils cherchaient depuis longtemps. La guerre est décidée par eux dès le 5 juillet. Un ultimatum inacceptable est adressé à la Serbie le 22 et, malgré les propositions de conférence formulées par l'Angleterre, l'Autriche déclare la guerre à la Serbie le 18. Cet acte provoque la mobilisation de quelques corps de l'armée russe, car la Russie ne peut permettre l'écrasement de ses frères de même race. L'Allemagne répond en mobilisant le 31 juillet. La Russie, puis la France, son alliée sont obligés d'en faire autant et l'Allemagne leur déclare la guerre. Enfin, le 4 août, l'Angleterre riposte à la violation de la Belgique par une déclaration de guerre à l'Allemagne.
.
Le 30 juillet 1914, à 23 h. 30, arrive le fameux télégramme : « Faites partir troupes de couverture ». Le régiment est sur pied depuis le matin ; il n'y a qu'à ouvrir les plis secrets, donner les ordres et se mettre en route. Et l'aube du dernier jour de juillet voit, une fois de plus, les bataillons en marche vers l'est, par les chemins de la Woëvre si souvent parcourus. Mais cette fois c'est pour barrer la route à l'envahisseur. L'enthousiasme est grand et l'on a hâte de rencontrer l'ennemi, mais l'allemand reste invisible et les avants-postes s'installent sur les emplacements prévus. Le régiment stationne dans la région de Beaumont, Seicheprey, St-Baussant et c'est là que, le 4 août, il apprend la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France.
Le 14 août, le 150e se déplace vers le nord et occupe le défilé de St-Benoît-en-Woëvre. Le lendemain, à midi, il aperçoit au loin l'incendie du village de Champs, premier geste symbolique d'un ennemi qui commence une guerre dévastatrice pour tenter de désarmer l'adversaire par la terreur. Le 16 et le 17, relevé par des troupes de réserve, le régiment glisse vers le nord sur Vigneulles puis sur St-Hilaire.
.
Prenant part, avec la 40e division, à l'action générale, offensive menée par la 3e armée en direction d'Audun-le-Roman, le régiment se porte, le 21 août, sur Norroy-le-Sec et, le 22, il reçoit le baptême du feu dans la vallée de la Crusne, autour de Joppécourt. Les bataillons sont engagés dans des actions séparées qui prennent immédiatement un caractère de vif acharnement. Au nord de la Crusne, le 2e bataillon, couvrant la droite de la 42e division, occupe Ville-au-Montois mais ne peut en déboucher ; il défend le village contre des masses compactes qui encerclent la position et ne se replie que le soir, après avoir subi de très lourdes pertes, lorsque sa retraite est déjà menacée. Au sud de la Crusne, le 1er bataillon défend les passages et arrête la poussée ennemie jusqu'à la nuit aux abords de la ferme Le Chanois. Le 3e bataillon, soutien du 161e d'infanterie vers Mercy-le-Haut, défend obstinément la position de Higny. Dans la nuit, le régiment, cruellement décimé, se regroupe vers Spincourt.
Le 23 août, le front s'est replié sur l'Othain. Le 24, l'attaque est reprise. Le 150e, mis à la disposition de la 42e division, s'empare de Duzey-Nouillonpont. Il reçoit ensuite l'ordre de protéger le repli de la division et il conserve ses positions sous des tirs très violents d'artillerie lourde, clouant sur place l'ennemi qui ne peut dépasser la voie ferrée de Longuyon. A la nuit, le régiment se retire vers Billy-sous-Mangiennes.
Mais la fortune des armes nous est contraire. L'offensive générale n'a pas réussi et la 3e armée se reporte sur la Meuse. Appuyant sa droite à Verdun, elle pivote autour de cette place en étirant sa gauche vers le sud-ouest pour maintenir sa liaison avec la 4e armée sur la Saulx."
.













Ci-dessus, extrait du JMO du 150° RI. Composition du régiment en Août 1914 et combats jusqu'au 22 Août.
Lien vers Mémoire des hommes — Journaux des unités 1914-1918 — 26_N_697_001
.
Le soldat de 1° Classe Etienne GENTILINI (son deuxième prénom était celui qu'il utilisait) est mort lors des combats autour de Joppécourt (Meurthe-et-Moselle) le 22 Août 1914 peu de temps après son arrivée au front. Ci-dessus, une photo de soldats allemands à Joppécourt.
.
Joppécourt, le Café JACQUET avant 1914.
.

La tombe d'Etienne au cimetière de Guivry.
.
.
Lien vers le carnet de guerre de Léon FONDER, avec l'autorisation de son petit fils Francis-Blaise. Carnet de guerre de Léon Fonder, du 150e régiment d'infanterie durant 14/18

Aucun commentaire: